Le ministre ghanéen des Routes et Autoroutes, Governs Kwame Agbodza, a rejeté les accusations selon lesquelles la vaste campagne d'inspection des chantiers routiers en cours serait une opération ciblée contre les entreprises de BTP. Selon lui, ces visites de terrain répondent à un impératif de calendrier et de qualité, dans un pays où l'état du réseau reste un enjeu économique majeur.
Un suivi de chantier, pas une sanction
Devant les entrepreneurs et les acteurs régionaux, Agbodza a insisté sur la finalité opérationnelle des inspections. L'objectif affiché est triple : mesurer l'avancement des travaux, repérer les obstacles qui freinent les chantiers et inciter les entreprises à respecter les délais contractualisés. Le ministre rejette ainsi l'idée d'une démarche répressive et défend un dispositif d'accompagnement technique, proche du terrain.
Le programme « Big Push » au cœur de la tournée
C'est dans le cadre de sa tournée nationale d'inspection que le ministre s'est rendu dans la région du Nord. Il a saisi cette étape pour saluer les entreprises mobilisées dans le programme « Big Push » et d'autres projets routiers en cours, qu'il juge, pour beaucoup, bien avancés. Selon ses déclarations, le simple fait de savoir que les chantiers sont contrôlés a déjà conduit certains entrepreneurs à accélérer leur cadence, preuve que le suivi commence à produire des effets concrets.
Un message de soutien aux entrepreneurs en difficulté
Agbodza a également adressé un signal d'apaisement aux entreprises qui peinent à tenir leurs propres objectifs, en leur promettant un appui de l'État pour leur permettre de livrer les travaux dans les délais. Cette posture, qui mêle exigence sur les résultats et accompagnement, illustre la volonté du gouvernement d'éviter les arrêts de chantier et les surcoûts qui en découlent, tout en maintenant la pression sur la performance. Le succès de cette stratégie devra toutefois se mesurer à l'aune des livraisons effectives dans les prochains mois, dans un contexte où les attentes en matière d'infrastructures routières restent élevées.