Les automobilistes ghanéens s'apprêtent à subir une nouvelle pression sur leur pouvoir d'achat avec une hausse significative des prix des carburants prévue dès ce mercredi 16 septembre. Cette évolution, annoncée par la Chamber of Petroleum Consumers (COPEC), reflète la forte volatilité des marchés internationaux de l'énergie malgré une légère stabilisation de la monnaie nationale.
Une progression marquée des tarifs à la pompe
Selon les projections de la COPEC, le prix du litre d'essence devrait atteindre 16,26 GH¢, marquant une progression de 4,24 % par rapport à la moyenne actuelle de 15,60 GH¢. La hausse est plus prononcée pour le diesel, dont le prix devrait bondir de 10,23 %, passant de 17,30 GH¢ à 19,07 GH¢ le litre. Le gaz de pétrole liquéfié (GPL) n'est pas épargné, avec un tarif estimé à 15,32 GH¢ par kilogramme, sous l'effet d'une augmentation de 16,45 % de son prix international FOB.
L'impact de la volatilité des cours mondiaux
Cette révision à la hausse est principalement corrélée à l'envolée des cours mondiaux du brut, qui sont passés de 89,30 $ à 103,07 $ le baril au cours de la période de référence. Parallèlement, les prix internationaux des produits raffinés ont connu une forte poussée : le coût de l'essence a progressé de 10,08 % par tonne métrique, tandis que celui du diesel a enregistré une hausse de 12,33 %. Ces facteurs externes pèsent lourdement sur la structure des prix locaux, neutralisant ainsi l'effet de la légère appréciation du cedi, qui a gagné 0,29 % face au dollar américain pour s'établir à 11,4830 GH¢.
Appels à une intervention publique et sectorielle
Face à ces perspectives inflationnistes, la COPEC a formulé des recommandations pour atténuer le choc sur les ménages et les entreprises. L'organisation exhorte le gouvernement à prolonger ses mécanismes de subvention, en suggérant une aide de 1 GH¢ par litre pour l'essence et le maintien de la subvention actuelle de 2 GH¢ par litre pour le diesel. Par ailleurs, la Chambre appelle les entreprises de commercialisation pétrolière (OMC) à faire preuve de responsabilité en réduisant leurs marges bénéficiaires, afin de limiter la répercussion directe de ces hausses sur le consommateur final.