Les automobilistes ghanéens devraient faire face à une augmentation des tarifs à la pompe dès le 1er septembre 2026. Malgré une appréciation du cedi face au dollar et une légère baisse du cours mondial du brut, la Chambre des consommateurs de pétrole (COPEC) anticipe une hausse des prix de détail pour l'essence, le diesel et le gaz de pétrole liquéfié (GPL).
La pression des cours internationaux sur l'essence
L'essence est le produit qui devrait subir la plus forte progression. Selon les projections de la COPEC, le prix au litre pourrait atteindre 16,21 GH¢, soit une hausse de 5 % par rapport à la moyenne actuelle de 15,43 GH¢. Cette tendance s'explique par une augmentation significative du prix international « Free on Board » (FOB) de l'essence, qui a bondi de 10 %, passant de 1 033,15 $ à 1 136,50 $ par tonne métrique. Cette envolée des cours mondiaux a neutralisé les gains obtenus grâce à la récente appréciation de 2,39 % de la monnaie nationale.
Diesel et GPL : des ajustements à la hausse
Le diesel et le GPL ne sont pas épargnés par cette dynamique haussière. Le prix du diesel devrait s'établir à 17,61 GH¢ le litre, contre 17,17 GH¢ actuellement. Bien que le prix FOB du diesel ait légèrement reculé sur les marchés internationaux, cet ajustement reste insuffisant pour stabiliser les coûts à la pompe. De son côté, le GPL devrait atteindre 14,19 GH¢ par kilogramme, sous l'effet d'une hausse de 2,64 % de son prix FOB, qui s'établit désormais à 611 $ par tonne métrique.
Appels à l'intervention publique
Face à ces perspectives, la COPEC a officiellement sollicité le gouvernement ghanéen pour prolonger ses mécanismes de subvention des carburants au-delà du mois d'août. L'objectif est d'atténuer le choc inflationniste pour les ménages et les entreprises en attendant une stabilisation des indices de référence internationaux. Parallèlement, la Chambre a exhorté les compagnies de commercialisation pétrolière (OMC) à faire preuve de retenue en maintenant, dans la mesure du possible, les prix actuels du diesel pour limiter l'impact direct sur le pouvoir d'achat des consommateurs.