Le Ghana s'apprête à franchir un cap économique significatif avec une croissance du PIB réel projetée au-delà de 6,5 % pour l'année 2026. Cette dynamique, qui surpasse largement l'objectif gouvernemental fixé à 4,8 %, s'appuie sur une combinaison de réformes structurelles, d'une politique monétaire assouplie et d'un rebond marqué des secteurs industriels clés.
Un dynamisme porté par le secteur des services
Le secteur des services s'impose comme le principal moteur de cette expansion, avec une croissance attendue de 8,1 %. Cette performance est largement soutenue par le dynamisme du sous-secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), ainsi que par une reprise notable de l'accès au crédit pour les marchés de gros et de détail. Les données du premier semestre 2026 confirment cette tendance, avec une croissance globale du PIB de 6,2 % sur les six premiers mois de l'année.
Rebond industriel et résilience agricole
L'industrie devrait également contribuer à cette trajectoire positive avec une progression prévue de 4,9 %. Ce rebond est alimenté par une production aurifère soutenue et une montée en puissance de l'exploitation pétrolière, grâce à la mise en service de quatre nouveaux puits de développement dans les champs offshore Jubilee et TEN. Parallèlement, le secteur agricole affiche une résilience notable avec une croissance projetée de 6,8 %. Malgré une production halieutique en retrait, les subventions ciblées sur les intrants, déployées dans le cadre de la seconde phase de l'initiative Planting for Food and Jobs, jouent un rôle d'amortisseur essentiel pour le secteur.
Indicateurs de confiance et perspectives monétaires
La solidité de cette reprise est corroborée par les indicateurs de la Banque centrale du Ghana. L'Indice composite de l'activité économique a enregistré une accélération marquée, passant de 8,4 % en janvier 2026 à 13,4 % en juin. Cette expansion est renforcée par une formation brute de capital robuste et une croissance du crédit réel qui dépasse les 34,1 % en glissement annuel. Si le PIB hors pétrole a maintenu une progression de 5,4 % au deuxième trimestre, l'ensemble de ces indicateurs suggère que l'économie ghanéenne dispose des leviers nécessaires pour maintenir son élan au-delà des performances enregistrées en 2025.