Le Ghana Investment Promotion Centre (GIPC) table sur la création de 18 748 emplois à l'horizon 2025, portés par l'enregistrement de 254 nouveaux projets d'investissement. Cette dynamique, détaillée dans le rapport annuel 2025 de l'institution, s'appuie sur un afflux de capitaux étrangers totalisant 2,62 milliards de dollars.
Une priorité accordée à la main-d'œuvre locale
L'un des enjeux majeurs de ces investissements réside dans leur impact direct sur le marché du travail ghanéen. Selon les projections du GIPC, 90,3 % des emplois générés par ces nouveaux projets seront occupés par des citoyens ghanéens, les 9,7 % restants étant destinés à des profils internationaux. Cette répartition souligne la volonté des autorités de favoriser l'employabilité locale à travers l'attraction de capitaux étrangers.
Secteurs porteurs et géographie des investissements
L'analyse des flux financiers révèle une concentration notable des capitaux dans les secteurs du pétrole et des zones franches, piliers de l'attractivité économique du pays. Sur le plan géographique, la région du Grand Accra concentre la majorité des projets avec 143 unités enregistrées, suivie par la région Ashanti, qui totalise 18 projets pour une valeur de 15,99 millions de dollars. Les régions de l'Ouest et de l'Est complètent ce maillage territorial, bien qu'avec un nombre de projets plus modeste.
Un paysage d'investisseurs diversifié
La structure du capital montre une prédominance des entreprises détenues à 100 % par des intérêts étrangers, qui représentent 70,72 % des projets enregistrés, tandis que les coentreprises constituent les 29,28 % restants. La Chine se distingue comme le premier partenaire en nombre de projets (70), suivie par l'Inde et le Nigeria. Toutefois, en termes de valeur financière pure, les îles Caïmans occupent la première place avec 500 millions de dollars investis, devançant de peu la Chine.
Perspectives de croissance pour 2026 et 2027
Au-delà de l'exercice 2025, le GIPC affiche un optimisme prudent mais soutenu concernant l'attractivité du pays. L'institution prévoit une progression constante des flux d'investissements directs étrangers, tablant sur 2,8 milliards de dollars pour 2026, puis 3,1 milliards de dollars en 2027. Ces projections dépendront de la capacité du Ghana à maintenir un climat des affaires propice à la concrétisation de ces engagements financiers sur le long terme.