Le lieutenant‑général de la police sud‑africaine, Shadrack Sibiya, a comparu devant le tribunal de magistrature de Randburg pour des accusations de viol et d’agressions sexuelles, tandis que le parquet s’oppose fermement à toute libération sous caution et réclame son transfert au centre pénitentiaire Kgosi Mampuru afin de protéger témoins et victimes.
Accusations portées contre le général Sibiya
Le 59‑ans, lieutenant‑général de la South African Police Service, est poursuivi pour le viol d’une femme de 18 ans et pour avoir entretenu une relation de manipulation sexuelle avec une adolescente de 16 ans. Son arrestation a eu lieu lundi, déclenchant une forte couverture médiatique autour de la question de l’impunité au sein des hautes sphères de la police.
Le parquet refuse la caution et signale des menaces contre les témoins
Lors de l’audience, les procureurs ont indiqué que des tentatives d’intimidation visaient les témoins d’État. Un message vocal aurait été envoyé à un témoin le jour même de l’audience, et des menaces graves ont été rapportées à l’encontre des victimes et des témoins. Le parquet a ainsi demandé au juge de refuser la libération sous caution, invoquant le risque d’ingérence d’un groupe qu’il qualifie de « cabal » cherchant à faciliter la fuite de l’accusé.
Demande de transfert à Kgosi Mampuru II et réaction de la défense
Pour garantir la sécurité des parties concernées, les procureurs ont sollicité le placement de Sibiya au centre correctionnel Kgosi Mampuru II, considéré comme plus sécurisé. La défense a contesté cette requête, arguant qu’aucune justification détaillée n’a été fournie et que la décision excède la compétence du tribunal de Pretoria. Par ailleurs, les autorités ont confirmé que tous les appareils électroniques liés à l’enquête n’avaient pas encore été récupérés, certains ayant été dissimulés sur instruction de l’avocat de l’accusé.
Prochaines étapes judiciaires
Le général Sibiya doit comparaître de nouveau le 29 septembre. La décision concernant son placement à Kgosi Mampuru et le refus de la caution restent en suspens, tandis que les autorités continuent d’évaluer les risques pour les témoins et les victimes. Le déroulement de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la confiance du public envers les forces de l’ordre sud‑africaines et sur la manière dont les cas de violences sexuelles impliquant des hauts fonctionnaires sont traités.