Le général major Anton Grunis, commandant de la 4e brigade de fusiliers motorisés du groupement Sud de l'armée russe, a été tué le 12 septembre 2026 dans la région de Donetsk. Cette élimination, confirmée par les autorités ukrainiennes et des sources russes, marque une perte symbolique et opérationnelle significative pour Moscou, le haut gradé étant récemment devenu une figure centrale de la communication militaire russe.
Une opération ciblée par les forces de drones
L'attaque a eu lieu à Kindrativka, dans une zone de l'oblast de Donetsk occupée par les forces russes. Selon Robert Brovdi, commandant ukrainien des forces de drones (SBS), l'opération a été menée avec précision par les unités de la 427e brigade. Kiev revendique ainsi la neutralisation de ce qui constitue, selon ses décomptes, le septième commandant militaire russe de haut rang abattu par ses unités spécialisées dans l'usage de drones.
Un officier au cœur de la stratégie russe
Anton Grunis occupait une place prépondérante dans le dispositif militaire russe. Fin août, il avait été distingué par l'Étoile d'or, recevant le titre de Héros de la Russie. Sa notoriété avait été renforcée par la propagande nationale, qui le présentait comme un « futur maréchal de la victoire ». En juillet dernier, il avait été personnellement félicité par Vladimir Poutine pour son rôle dans la prise revendiquée de Kostiantynivka, une opération dont le succès reste toutefois contesté par Kiev et plusieurs analystes militaires indépendants.
La confirmation d'une perte majeure
La mort du général a été confirmée par le général Apti Alaudinov, commandant de l'unité des forces spéciales Akhmat, qui a salué un officier ayant « accompli son devoir sacré ». Cette disparition intervient dans un contexte de tensions accrues sur le front est, où les forces ukrainiennes mènent des offensives pour tenter de soulager la pression sur des nœuds stratégiques comme Kramatorsk et Sloviansk. La perte d'un officier de ce rang, dont les capacités au combat avaient été publiquement louées par le Kremlin dès 2023, illustre l'intensité des affrontements actuels et l'efficacité croissante des tactiques de frappes aériennes légères sur le théâtre des opérations.