Le commandant de la 22e région militaire, le général Eddy Kapend, a ordonné une mise en alerte maximale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) à Lubumbashi. Cette décision intervient dans un climat de vive tension sécuritaire, marqué par l'émergence du Front pour la refondation de la nation (FRN).
Mobilisation des troupes dans le Haut-Katanga
Lors d'une causerie morale tenue le 26 octobre au camp militaire Major Vangu, le général Kapend a sommé ses troupes de rompre avec toute forme de distraction. Pour le haut gradé, la situation actuelle impose une préparation opérationnelle immédiate, qualifiant l'état de ses unités de « position de guerre ». L'objectif affiché est de garantir la protection de l'intégrité territoriale face à des menaces jugées imminentes et identifiées par l'état-major.
Mise en garde contre les ingérences politiques
Au-delà de la préparation tactique, le commandant de la 22e région militaire a insisté sur la neutralité des forces de défense et de sécurité. Il a exhorté les militaires et policiers à se prémunir contre toute influence politique, rappelant que leur mission première demeure la défense républicaine. Cette consigne souligne la volonté de l'armée de se maintenir en dehors des clivages partisans qui agitent actuellement la scène politique nationale.
Critique frontale du mouvement FRN
Le général Kapend a explicitement ciblé l'ancien président Joseph Kabila, qu'il accuse de soutenir le Front pour la refondation de la nation (FRN). Il a dénoncé une contradiction majeure, soulignant que l'ancien chef de l'État, qui a lui-même promulgué des lois interdisant la conquête du pouvoir par les armes, ne saurait désormais légitimer une telle démarche. Cette sortie illustre la polarisation croissante autour des activités du nouveau mouvement politico-militaire.
Le devoir de souveraineté
En conclusion de son intervention, le général a rappelé aux hommes en uniforme le caractère sacré de leur engagement. Il a insisté sur le sacrifice ultime que requiert la défense du drapeau national. Alors que l'est du pays reste en proie à des instabilités chroniques, cette déclaration à Lubumbashi marque une volonté de verrouiller la sécurité dans le Grand Katanga face aux risques de déstabilisation intérieure.