Le 3 novembre, le général de brigade britannique Anthony Harper a été reçu par le général de division Saly Mohamadou, chef d’État-Major de l'Armée de Terre camerounaise, afin de consolider le partenariat sécuritaire entre les deux pays face à la montée des menaces terroristes dans le nord et l'ouest du Cameroun.
Une audience stratégique au cœur du commandement camerounais
La rencontre s’est tenue au poste de commandement de l’État-Major de l’Armée de Terre, où les deux chefs d’état-major ont échangé sur les enjeux communs de sécurité. Cette audience, première du genre depuis plusieurs années, souligne l’importance accordée par Londres à la stabilité du Cameroun, pays considéré comme un allié de longue date dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.
Les menaces sécuritaires prioritaires identifiées par le Cameroun
Le général Saly Mohamadou a détaillé les défis majeurs qui pèsent sur le pays, notamment les activités des groupes armés dans les régions de l’Extrême‑Nord, du Nord‑Ouest et du Sud‑Ouest. Il a insisté sur la nécessité d’un appui accru pour contrer les attaques à la bombe et les incursions de drones, qui compliquent les opérations des forces armées camerounaises.
Le plan britannique de formation et de soutien technique
En réponse, le général Harper a salué le professionnalisme des forces camerounaises et a annoncé le déploiement de ressources supplémentaires dans sa zone de responsabilité. Le Royaume‑Uni prévoit notamment des sessions de formation ciblées sur la neutralisation des engins explosifs improvisés (EEI) et la maîtrise des contre‑mesures contre les drones. Ces programmes, déjà en cours pour plusieurs pays africains, seront adaptés aux besoins spécifiques du Cameroun.
Implications pour la coopération régionale
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de partenariat entre la Grande‑Bretagne et les États de la sous‑région, visant à renforcer les capacités locales et à créer un réseau de réponses coordonnées face aux menaces transnationales. Si les formations se concrétisent, elles pourraient améliorer la réactivité des forces camerounaises et contribuer à une plus grande stabilité dans les zones les plus affectées.