Le roi des Ga, le Ga Mantse Tackie Teiko Tsuru II, co-présidera le 3 décembre prochain la cinquième édition de l'événement « A Night with the Diplomats » au palais royal d'Accra. Cette rencontre, organisée par Diplomatic Affairs Media and Communications (DAMC), place au cœur de ses échanges le concept de « diplomatie royale » comme levier complémentaire pour soutenir les ambitions de développement du continent africain.
Une synergie entre tradition et diplomatie moderne
L'initiative vise à décloisonner les espaces de décision en réunissant des représentants diplomatiques, des autorités traditionnelles, des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé. Selon Harriet Nartey, PDG de DAMC, l'objectif est de transformer le palais royal en un carrefour d'échanges où les institutions traditionnelles, garantes de la culture et du lien social, viennent renforcer les canaux diplomatiques conventionnels. Cette approche cherche à intégrer la légitimité des chefferies dans les dynamiques contemporaines de coopération internationale et de développement durable.
Le rôle moteur du secteur privé dans l'économie
En amont de cet événement, les discussions préparatoires ont souligné l'importance cruciale du secteur privé dans la diplomatie économique. Les intervenants, dont l'évêque Fred Korankye-Mensah, ont insisté sur le fait que l'attractivité d'un pays ne repose plus uniquement sur les discours gouvernementaux, mais sur la capacité des entreprises à générer des emplois, à innover et à exporter des solutions concrètes. Dans ce contexte, Accra s'affirme comme une place stratégique, notamment en tant que siège du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Accra, carrefour de l'intégration continentale
L'événement, lancé en 2021, s'inscrit dans une volonté de rendre la diplomatie plus accessible et collaborative. En choisissant le palais du Ga Mantse comme lieu de réception, les organisateurs souhaitent offrir aux diplomates et aux investisseurs internationaux une immersion directe dans l'héritage culturel ghanéen. Cette démarche souligne une volonté de lier l'identité culturelle aux impératifs économiques, considérant que les acteurs privés, en tant qu'ambassadeurs de leurs propres projets et idées, sont désormais des piliers indispensables de l'intégration économique africaine.