Réunis en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont formellement sommé les combattants houthis de cesser leurs opérations militaires dans le détroit de Bab el-Mandeb. Cette intervention souligne l'inquiétude croissante des grandes puissances face aux risques de déstabilisation des chaînes d'approvisionnement énergétiques et alimentaires mondiales.
Une menace directe sur le commerce maritime
Le G7 qualifie les actions des Houthis de « dangereuse trajectoire d'escalade ». En prenant le contrôle du littoral yéménite donnant sur la mer Rouge, ces combattants entravent un passage stratégique reliant l'Europe à l'Asie. Pour les puissances du G7, la liberté de navigation est une nécessité absolue, d'autant que le détroit de Bab el-Mandeb est devenu une artère vitale pour les exportations saoudiennes, alors que le détroit d'Ormuz subit déjà des pressions liées aux tensions régionales.
L'implication de l'Iran pointée du doigt
Au-delà des injonctions adressées aux Houthis, le G7 a explicitement appelé l'Iran à cesser tout soutien logistique et militaire envers ces groupes. Cette demande s'inscrit dans un contexte de conflit régional élargi, où l'instabilité au Yémen impacte directement les marchés mondiaux du pétrole. La crainte d'une flambée des prix, déjà observée avec le baril atteignant les 100 dollars, pousse les membres du G7 à réaffirmer leur soutien au gouvernement légitime du Yémen et à l'intégrité territoriale du pays.
Vers une sécurisation des infrastructures
Face à la vulnérabilité des infrastructures énergétiques, la France a exprimé sa volonté de contribuer à leur sécurisation via une approche strictement défensive. Cette préoccupation pour la stabilité des flux énergétiques s'ajoute à l'agenda diplomatique du G7 à New York, qui maintient par ailleurs l'Ukraine comme priorité majeure. Les discussions ont ainsi permis de réitérer un engagement financier et militaire soutenu envers Kiev, notamment pour renforcer ses capacités de défense antiaérienne, tout en tentant de contenir les répercussions économiques des crises au Moyen-Orient.