Le G100 tente une coalition de l'opposition nigériane face au défi électoral de 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Le G100 tente une coalition de l'opposition nigériane face au défi électoral de 2027

Réunis à Abuja le 31 août, plusieurs partis d'opposition nigérians ont initié une tentative de rapprochement stratégique sous l'égide du groupe G100. Cette initiative, visant à éviter l'éparpillement des voix observé lors du scrutin de 2023, se heurte immédiatement au scepticisme virulent du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC).

Une tentative d'union sous tension

Le sommet a rassemblé des représentants de six formations politiques, dont le PDP, le SDP, le PRP, l'ADC, l'APM et le NDC. L'objectif affiché par le convener du G100, Mallam Salihu Lukman, est de bâtir un « gouvernement de compétence nationale » régi par une charte de transition contraignante. Cette proposition repose sur un constat arithmétique : lors de la présidentielle de 2023, la somme des suffrages obtenus par les candidats de l'opposition dépassait largement le score du vainqueur, mais la division des votes a mécaniquement favorisé l'APC.

Absences remarquées et critiques du pouvoir

Malgré la présence de figures comme Donald Duke (PRP) et Adewole Adebayo (SDP), l'absence de poids lourds tels qu'Atiku Abubakar, Peter Obi et le gouverneur Seyi Makinde a affaibli la portée symbolique de ce rassemblement. Pour l'APC, cette initiative est perçue comme une manœuvre désespérée. Le président du parti, Nentawe Yilwatda, a qualifié la démarche de « mort-née », soulignant l'incapacité des opposants à s'organiser durant les quatre dernières années. De son côté, le ministre de l'Aviation, Festus Keyamo, a exhorté l'opposition à renoncer à cette stratégie, qu'il juge symptomatique d'une peur de la défaite face au président Bola Ahmed Tinubu.

Le défi de l'applicabilité politique

Au-delà des joutes verbales, le G100 insiste sur la nécessité d'un mécanisme « exécutoire ». Selon Salihu Lukman, le problème récurrent de la politique nigériane n'est pas le manque de promesses, mais l'absence de garanties permettant de les faire respecter une fois au pouvoir. La question centrale reste désormais de savoir si cette plateforme pourra transformer une volonté de coalition en une structure électorale cohérente, alors que le calendrier électoral pour 2027 se rapproche et que les divisions internes au sein des partis d'opposition persistent.

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