Le G-24 alerte sur le coût prohibitif de la dette qui entrave le développement des économies émergentes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Le G-24 alerte sur le coût prohibitif de la dette qui entrave le développement des économies émergentes

Réuni à Bangkok en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, le Groupe des 24 (G-24) a tiré la sonnette d'alarme sur le poids insoutenable de la dette pour les pays en développement. Les représentants appellent à une réforme urgente des mécanismes de financement pour éviter l'asphyxie budgétaire des économies les plus vulnérables.

Un surcoût financier pénalisant

Le constat dressé par le G-24 est sans appel : le coût de l'accès au crédit constitue aujourd'hui un frein structurel à la croissance. Taiwo Oyedele, ministre nigérian des Finances et président du groupe, a souligné une disparité majeure entre les pays développés et les économies émergentes. Selon les estimations avancées, ces dernières supporteraient une charge financière excédentaire d'environ 500 milliards de dollars par rapport aux nations industrialisées, un écart qui limite drastiquement leur capacité d'investissement.

L'impasse du remboursement

Pour Iyabo Masha, directrice du G-24, la dynamique actuelle de la dette crée un cercle vicieux. Les États se retrouvent contraints de consacrer une part prépondérante de leurs ressources nationales au service de la dette, au détriment des dépenses publiques essentielles. Cette situation prive les gouvernements des marges de manœuvre nécessaires pour financer des secteurs clés tels que l'éducation, la santé et le développement d'infrastructures durables, essentiels à la transformation économique à long terme.

Vers une réforme des financements internationaux

Face à ce constat, le G-24 exhorte le Fonds monétaire international et la Banque mondiale à faciliter l'accès à des prêts assortis de taux réduits. L'objectif est de permettre aux pays en développement de réallouer ces capitaux vers des projets productifs. Au-delà de l'allègement de la charge de la dette, Iyabo Masha insiste sur la nécessité de renforcer les marchés financiers nationaux. Cette stratégie viserait à mieux valoriser les atouts locaux, notamment par la modernisation des filières agricoles et une gestion optimisée des ressources naturelles, afin de bâtir des économies plus résilientes et moins dépendantes des fluctuations des marchés internationaux.

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