La 6ème édition du Forum de l’Aoukar, organisée dans la commune d’Oum Lahyadh, place l’agriculture au cœur de sa stratégie de développement et de stabilité régionale. Cet événement annuel, qui réunit autorités nationales et acteurs locaux, vise à valoriser les atouts économiques du Hodh El Gharbi tout en renforçant le filet de protection sociale pour les populations les plus précaires.
Un soutien concret aux ménages vulnérables
Le lancement des activités a été marqué par une série d'interventions de la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion (Taazour). L'institution a procédé à la distribution de tricycles destinés aux familles vulnérables et de réfrigérateurs solaires au profit de coopératives locales. Par ailleurs, une aide financière a été allouée à 120 familles identifiées via le Registre Social, illustrant une volonté de cibler directement les besoins des citoyens les plus nécessiteux dans cette zone rurale.
L’agriculture comme levier de croissance
Sous le slogan « L’agriculture, porte du développement et base de la stabilité », cette édition souligne la priorité accordée à la souveraineté alimentaire et à l'autonomisation économique. Pour les organisateurs et les autorités présentes, dont le Délégué Général de Taazour, Sidi Ould Moulaye Zeine, cette orientation s'inscrit dans une dynamique nationale visant à transformer les conditions de vie dans les régions éloignées. Le forum sert ainsi de plateforme pour promouvoir les potentialités agricoles, touristiques et culturelles de l'Aoukar auprès des investisseurs potentiels.
Renforcement des services publics locaux
Au-delà de la dimension agricole, le forum constitue un espace de dialogue entre les pouvoirs publics et les populations. Le président du conseil régional du Hodh El Gharbi, Jemal Ould Mohamed, a insisté sur l'importance de ces initiatives pour rapprocher les services de base des citoyens. De son côté, le président du festival, Sid’Ahmed Ould Baba, a souligné que les projets de développement déployés dans la région ont permis d'améliorer significativement le quotidien des habitants, tout en contribuant à réduire les disparités sociales et les formes d'exclusion dans cette partie du territoire mauritanien.