L’ancien international sénégalais Diomansy Kamara, aujourd’hui agent de joueurs, lance un appel solennel pour réhumaniser le football africain. Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, il dénonce la logique marchande qui réduit les footballeurs africains à des simples « valeurs d’échange », où leur volonté et leurs ambitions sont souvent ignorées au profit des intérêts financiers des clubs.
Des cas emblématiques pour illustrer un système défaillant
Kamara s’appuie sur les situations récentes d’Ismaïla Sarr et de Lamine Camara pour étayer son propos. Ces deux joueurs, comme d’autres avant eux, ont vu leur avenir professionnel négocié sans que leur avis ne soit systématiquement pris en compte. Pour l’agent, ces exemples ne sont pas isolés : ils révèlent une tendance plus large dans le football africain, où les transferts se résument trop souvent à des transactions financières entre clubs, au détriment des aspirations des athlètes.
Le joueur, un acteur à part entière de son destin
L’ancien international sénégalais rappelle que derrière chaque contrat se cache une carrière, des rêves et des choix de vie. « Un transfert ne devrait pas se résumer à une affaire entre deux clubs et des chiffres », insiste-t-il. Kamara plaide pour une reconnaissance accrue de la volonté des joueurs dans les décisions qui engagent leur avenir. Selon lui, le respect dû aux footballeurs africains doit s’étendre à leur travail, leurs ambitions et leurs projets personnels, et non se limiter à leur valeur marchande.
Un appel à repenser les pratiques du football professionnel
Tout en reconnaissant que les clubs conservent un pouvoir décisionnel dans le football professionnel, Kamara soulève une question centrale : quelle place est réellement accordée à la volonté du joueur ? Pour lui, cette interrogation doit servir de catalyseur pour réformer les pratiques du secteur. Il exhorte les acteurs du football – dirigeants, agents et fédérations – à placer le joueur au cœur des processus décisionnels, afin que son avis soit systématiquement sollicité et respecté. « Le joueur doit pouvoir être entendu et respecté dans les décisions qui déterminent son avenir », martèle-t-il.