Le Fonds d’équipement communal (FEC) a intensifié son soutien financier aux collectivités territoriales marocaines au cours du premier semestre 2026. Cette dynamique se traduit par une hausse significative des engagements de prêts, portés par des projets structurants axés sur la mobilité urbaine et interurbaine.
Une accélération marquée des engagements de prêts
Au cours des six premiers mois de l'année 2026, le FEC a enregistré une progression notable de son activité opérationnelle. Les engagements de prêts ont atteint 2,27 milliards de dirhams, marquant une augmentation de 46 % par rapport à la même période en 2025. Parallèlement, les décaissements effectifs ont progressé de 57 %, s'établissant à 1,413 milliard de dirhams. Cette dynamique reflète l'engagement accru de l'institution dans le financement des priorités économiques et sociales des territoires, avec une attention particulière portée aux infrastructures de transport, levier essentiel de l'attractivité locale.
Un portefeuille de créances consolidé
La solidité financière de l'institution se confirme à travers son portefeuille de crédits. À la fin du mois de juin 2026, les créances sur la clientèle s'élevaient à 27,208 milliards de dirhams, affichant une progression de 3 % sur un an. Le FEC maintient par ailleurs une stratégie de gestion des risques rigoureuse : 97 % des projets financés sont classés dans les catégories C ou D de sa grille environnementale et sociale, ce qui correspond aux niveaux de risque les plus faibles pour l'institution.
Stabilité du produit net bancaire et stratégie de ressources
Malgré l'accélération des volumes de financement, le produit net bancaire (PNB) du FEC est resté stable, s'établissant à 326 millions de dirhams contre 328 millions un an plus tôt. Cette stabilité s'explique par la répercussion de la baisse des taux d'intérêt accordés aux collectivités territoriales en 2025, un impact toutefois neutralisé par la hausse globale de l'activité. Pour soutenir ses interventions, le FEC continue de diversifier ses sources de financement, notamment par une ouverture sur les marchés internationaux, visant à optimiser les conditions de crédit proposées aux acteurs locaux pour un développement territorial durable.