Le Fonds monétaire international (FMI) a officiellement exprimé ses préoccupations concernant le retard pris dans la publication de l'audit des comptes de recouvrement de l'Electricity Company of Ghana (ECG). Cette exigence s'inscrit dans le cadre du suivi des réformes structurelles nécessaires pour garantir la stabilité budgétaire du pays.
Une exigence de transparence pour le secteur énergétique
Lors de la conclusion de la première revue du Policy Coordination Instrument (PCI), la mission du FMI, dirigée par Ruben Atoyan, a souligné l'importance cruciale de finaliser cet audit. Bien que les raisons de ce retard n'aient pas été explicitées par l'institution, cette publication est jugée indispensable pour assainir la gestion des entreprises publiques. Le FMI insiste sur le fait qu'une meilleure gouvernance et une surveillance accrue de ces entités sont des leviers essentiels pour restaurer la confiance du public et encourager l'investissement privé.
Les risques budgétaires au cœur des discussions
L'audit de l'ECG n'est pas un sujet isolé : il s'inscrit dans une stratégie globale visant à atténuer les pressions budgétaires issues du secteur de l'énergie. Le FMI identifie ces faiblesses structurelles comme des risques majeurs pour la stabilité macroéconomique du Ghana, aux côtés d'autres défis tels que le refinancement de la dette, les tensions dans les filières cacao et or, ainsi que la fragilité du secteur financier. La maîtrise de ces variables est d'autant plus attendue que le pays affiche des indicateurs de croissance encourageants, avec un taux de 6,2 % au premier semestre 2026 et une inflation ramenée à 5,5 % en octobre.
Un engagement de réforme maintenu
Malgré ce point de vigilance, le FMI a jugé la performance globale du Ghana satisfaisante dans le cadre du PCI, un programme de 36 mois sans financement direct qui témoigne de l'engagement du gouvernement envers ses réformes. Plusieurs avancées ont été saluées, notamment les ajustements trimestriels des tarifs de l'électricité, l'adoption de la nouvelle loi sur le Cocoa Board et la révision anticipée de la législation douanière. Si l'accord au niveau des services a été conclu à l'issue de la mission à Accra, il reste désormais soumis à l'approbation finale de la direction et du conseil d'administration du FMI.