Le FMI confirme la solidité de la reprise économique ghanéenne malgré des risques persistants

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 10 lectures
Le FMI confirme la solidité de la reprise économique ghanéenne malgré des risques persistants

Le Fonds monétaire international (FMI) a officiellement salué la trajectoire économique du Ghana, soulignant une stabilisation macroéconomique durable portée par une croissance robuste et une inflation maîtrisée. Cette évaluation positive s'accompagne d'un accord au niveau des services sur la première revue de l'Instrument de coordination des politiques (PCI), marquant une nouvelle étape dans le suivi des réformes après la conclusion du programme de facilité élargie de crédit.

Des indicateurs macroéconomiques au vert

L'économie ghanéenne affiche une dynamique soutenue avec une croissance de 6,2 % enregistrée au premier semestre 2026, portée principalement par l'investissement. Le FMI anticipe une progression annuelle de 5,7 %. Parallèlement, la maîtrise de l'inflation, qui s'établit à 5,5 % en octobre, place le pays sous la fourchette cible de la Banque centrale (6 à 10 %). Cette solidité budgétaire, caractérisée par un excédent primaire conforme aux objectifs, a permis au pays d'amortir partiellement les chocs externes liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Défis monétaires et gestion des réserves

Malgré ces performances, le FMI pointe des vulnérabilités, notamment le déclin récent des réserves de change. Pour y remédier, les autorités ghanéennes ont transféré l'intermédiation des devises de la Banque centrale vers GoldBod et durci les exigences de vente d'or pour les grands exploitants miniers. L'institution financière internationale insiste sur la nécessité d'une plus grande flexibilité du taux de change et d'une mise en œuvre cohérente des politiques pour reconstituer ces réserves indispensables à la stabilité à long terme.

Réformes structurelles et perspectives budgétaires

Le cadre budgétaire pour 2027 repose sur des bases jugées solides, visant un excédent primaire de 0,5 % du PIB pour soutenir l'investissement et les infrastructures. Si des avancées législatives ont été notées, comme l'adoption de la nouvelle loi sur le Conseil du cacao et l'ajustement des tarifs de l'électricité, des retards subsistent, notamment concernant l'audit des comptes de recouvrement de la compagnie d'électricité (ECG). Le FMI prévient que la persistance des risques liés à la volatilité des prix des matières premières et aux pressions budgétaires dans les secteurs de l'énergie et du cacao impose une rigueur accrue dans le contrôle des dépenses et la gouvernance.

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