Face aux inquiétudes concernant l'utilisation des infrastructures portuaires pour le trafic de stupéfiants, l'Autorité fiscale du Ghana (GRA) a transmis un rapport préliminaire au président John Dramani Mahama. Cette démarche s'inscrit dans une volonté de transparence et de sécurisation des points de passage nationaux face aux risques de réputation internationale.
Un rapport préliminaire transmis à la présidence
Le commissaire général de la GRA, Anthony Kwasi Sarpong, a confirmé devant la Commission des comptes publics du Parlement que les investigations sur une récente cargaison de drogue, ayant transité par le Ghana, ont fait l'objet d'un rapport officiel. Cette communication intervient alors que les autorités cherchent à identifier les failles logistiques ayant permis l'expédition de conteneurs suspects. La GRA collabore désormais étroitement avec les agences de sécurité pour démanteler les réseaux impliqués et prévenir toute récidive.
La stratégie de discrétion opérationnelle
Interrogé sur l'ampleur du phénomène, le commissaire général a souligné que la lutte contre le narcotrafic est une priorité constante pour ses services. Si les interceptions de produits illicites et les arrestations de suspects sont fréquentes aux frontières, elles ne font pas systématiquement l'objet de communications publiques. Selon M. Sarpong, cette réserve est une nécessité tactique : médiatiser chaque saisie pourrait alerter les réseaux criminels et leur permettre d'adapter leurs méthodes de dissimulation pour contourner les dispositifs de détection actuels.
Clarification sur la fiscalité et les transactions numériques
Au-delà des enjeux sécuritaires, la GRA a profité de cette audition pour aborder des questions de conformité fiscale. L'institution a réaffirmé son engagement à mieux informer les contribuables sur les allègements prévus par la loi, notamment dans le cadre de l'Income Tax Act de 2015. Par ailleurs, face aux pratiques de certaines institutions financières ajoutant des frais indus sur les transactions transfrontalières en ligne, l'Autorité fiscale a rappelé que le taux de 20 % est déjà en vigueur. Elle travaille actuellement à une formalisation plus claire de ces prélèvements pour protéger les consommateurs contre les surfacturations abusives.