Le 19e Festival du film francophone d’Angoulême a consacré le réalisateur Gustave Kervern, qui a reçu le Valois de diamant pour son premier long-métrage en solo, Voilà, c’est fini. Ce film, dont la sortie en salles est prévue pour mars 2027, explore une romance complexe sur fond de contrastes sociaux à l’île Maurice.
Un récit ancré dans le décor mauricien
Le film primé prend pour cadre l’île Maurice, terre natale du réalisateur de 64 ans. L'intrigue suit la rencontre amoureuse entre une jeune vacancière et un employé d'hôtel. Au-delà de la romance, le scénario, également écrit par Gustave Kervern, propose une réflexion sur les inégalités contemporaines et le poids historique de l'esclavage sur l'île. Le casting réunit Suzanne Lindon et Loïc Mandere dans les rôles principaux, accompagnés par Léa Drucker et Mathieu Amalric.
Une sélection récompensant la diversité thématique
Le jury, présidé par Franck Dubosc, a distingué plusieurs œuvres abordant des enjeux sociétaux variés. Le film Ce qui nous mène à toi de Khalil Cherti a été doublement primé, recevant le Valois du scénario et celui des étudiants pour son traitement du parcours de procréation médicalement assistée. De son côté, Les filles d’Abraham d’Hanaël El Yousfi a reçu le Valois du public, mettant en lumière les conséquences des réseaux sociaux sur les relations intercommunautaires.
La mise en avant de nouveaux talents et de la création africaine
Le palmarès a également mis en lumière des figures émergentes et des productions internationales. Le prix de la mise en scène et le Valois de l’acteur ont été décernés à l'équipe du film La Frappe, saluant notamment la performance du jeune acteur belge Diego Murgia. La création africaine a également été représentée avec le prix de la musique attribué à Rafiki Fariala et Lillo Morreale pour le film centrafricain Congo Boy, confirmant la vitalité du cinéma francophone sur la scène internationale.