Le Dr Osae‑Kwapong met en garde contre le risque de parti pris au sein de la Commission électorale ghanéenne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Le Dr Osae‑Kwapong met en garde contre le risque de parti pris au sein de la Commission électorale ghanéenne

Le Dr John Osae‑Kwapong, fellow du CDD‑Ghana, a soulevé la question de la capacité des garde‑fous internes de la Commission électorale (EC) à empêcher un commissaire partisan d’avancer les intérêts d’un parti politique, alors que le président John Mahama venait de nommer deux nouveaux vice‑présidents à l’EC.

Nomination de deux nouveaux vice‑présidents de la Commission électorale

Le lundi 12 octobre, le président John Mahama a procédé à la prestation de serment de Dr Joseph Kwaku Asamoah et d’Emelia Afi Agbenyo en tant que nouveaux vice‑présidents de l’EC. Ces nominations comblent les postes laissés vacants par la démission de Dr Bossman Eric Asare et la retraite de Samuel Tettey. Le mandat du président était explicite : les nouveaux adjoints doivent veiller à l’impartialité de l’institution et renforcer la confiance du public.

Interrogation sur les garde‑fous internes face à la partialité

Lors d’une interview sur Joy News PM Express, le Dr Osae‑Kwapong a demandé si l’EC disposait de mécanismes internes capables de neutraliser l’influence d’un commissaire affichant ouvertement ses affiliations politiques. « Sommes‑nous si inquiets que nous pensions qu’une seule personne, publiquement partisane, pourrait faire le travail d’un parti au milieu de six autres collègues ? », a‑t‑il demandé. Selon lui, la présence d’autres commissaires pourrait constituer un contre‑poids, à condition que l’individu concerné ne possède pas le pouvoir d’imposer sa volonté à la majorité.

Le « test Akufo‑Addo » comme critère d’intégrité

Le Dr Osae‑Kwapong a rappelé les standards énoncés par l’ancien président Nana Akufo‑Addo lors de la prestation de serment des commissaires en 2023, qu’il qualifie de « test Akufo‑Addo ». Ces critères incluent la capacité à servir avec intégrité, équité, professionnalisme et indépendance d’esprit et de jugement. Il propose que chaque nomination soit évaluée à l’aune de ces exigences afin de vérifier si le candidat peut réellement répondre aux attentes de neutralité.

Visibilité de l’allégeance politique et perception publique

Le Dr Osae‑Kwapong a également souligné la différence perçue entre un commissaire dont les sympathies partisanes sont publiques et un autre qui les garderait privées. Il estime que la visibilité d’une affiliation politique suscite un malaise particulier lorsqu’elle se combine à une fonction au sein d’un organe constitutionnel indépendant. Cette appréhension, selon lui, renforce la nécessité d’un contrôle collectif des comportements partisans, tant au niveau des actes que de la capacité des collègues à les contenir.

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