L'ancien ministre ghanéen des Finances, le Dr Mohammed Amin Adam, a vivement critiqué la gestion actuelle du pays par l'administration du président John Dramani Mahama. Lors d'un déplacement dans la localité de Nyangbulun, le député de Karaga a qualifié ce mandat de « pire gouvernement de l'histoire du Ghana », marquant une intensification des débats politiques à l'approche de la mi-mandat du National Democratic Congress (NDC).
Un bilan politique contesté par l'opposition
Le Dr Amin Adam, figure du New Patriotic Party (NPP), a affirmé avoir volontairement pris du recul pendant deux ans pour observer la capacité de l'actuelle administration à mettre en œuvre son programme. Selon lui, le constat est sans appel : les résultats obtenus par le gouvernement Mahama seraient largement insuffisants. Cette déclaration intervient dans un contexte de polarisation accrue, alors que l'opposition cherche à capitaliser sur les mécontentements populaires pour préparer les prochaines échéances électorales.
Des interventions locales en marge du discours politique
Au-delà de la rhétorique partisane, le député de Karaga a profité de sa visite à Nyangbulun pour concrétiser plusieurs engagements sociaux. Il a notamment supervisé le lancement de la construction d'un centre de santé (CHPS) destiné à renforcer l'accès aux soins de proximité pour les populations rurales. Par ailleurs, il a effectué un don de 20 000 GH¢ pour financer le traitement médical du fils de l'imam de la communauté, illustrant une stratégie de terrain visant à maintenir sa présence auprès de ses électeurs malgré son statut d'opposant.
Engagements sur les infrastructures de base
Le Dr Amin Adam a également promis de résoudre les problèmes d'accès à l'eau potable qui affectent Nyangbulun. Il s'est engagé à faire réparer les canalisations défectueuses de la communauté dans un délai d'une semaine. Ces actions, présentées comme une continuité de son engagement envers la circonscription de Karaga, visent à démontrer que le NPP reste actif et attentif aux besoins quotidiens des citoyens, en dépit de son absence aux affaires nationales.