Le paysage administratif burkinabè connaît un changement à la tête du Secrétariat général du ministère en charge de la Communication. Le Dr Moctar Sanfo a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 16 septembre 2026, succédant à Bètamou Aymar Fidèle Tamini lors d'une cérémonie présidée par le ministre Pengdwendé Gilbert Ouédraogo.
Un bilan marqué par le rayonnement culturel
Après quatre années d'exercice, Bètamou Aymar Fidèle Tamini quitte ses fonctions avec un bilan dense, particulièrement axé sur la promotion de l'identité culturelle nationale. Depuis novembre 2022, son action a été rythmée par l'organisation de rendez-vous majeurs tels que le FESPACO, la Semaine nationale de la culture (SNC), la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) et les Journées de la gastronomie burkinabè. Le ministre de tutelle a salué cet engagement, soulignant une contribution jugée déterminante pour la performance du département ministériel, ce qui lui a valu une proposition de décoration à titre exceptionnel.
La continuité comme ligne directrice
Pour le Dr Moctar Sanfo, l'entrée en fonction s'inscrit dans une volonté de stabilité institutionnelle. Citant l'adage selon lequel « c'est au bout de l'ancienne corde que l'on tisse la nouvelle », le nouveau Secrétaire général a affirmé son intention de bâtir sur les acquis laissés par son prédécesseur. Il a insisté sur le caractère permanent de l'État, précisant que son ambition n'est pas de rompre avec les dynamiques en cours, mais d'apporter son expérience pour renforcer l'efficacité des services.
Méthodologie et attentes ministérielles
Le nouveau responsable a défini sa vision du Secrétariat général comme un espace de dialogue et d'écoute, privilégiant la collaboration avec l'ensemble des structures rattachées au ministère. De son côté, le ministre Pengdwendé Gilbert Ouédraogo a clairement orienté la feuille de route de son nouveau collaborateur : poursuivre le travail entamé pour maintenir la dynamique de performance du ministère. Cette transition marque une étape importante pour le département, qui doit désormais concilier la gestion des acquis culturels et les nouveaux défis administratifs du secteur de la communication.