Le dollar s’approche des 250 dinars sur le marché noir algérien, creusant l’écart avec le taux officiel

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
Le dollar s’approche des 250 dinars sur le marché noir algérien, creusant l’écart avec le taux officiel

Le dollar américain se négocie à 246 dinars au Square Port‑Saïd, à deux doigts de la barre symbolique des 250 dinars, tandis que l’euro reste stable autour de 278 dinars. Ces cours du marché parallèle creusent un écart de plus de 80 % avec les taux officiels publiés par la Banque d’Algérie, accentuant la pression sur les ménages et les entreprises qui dépendent des devises étrangères.

Dollar à 246 dinars au Square Port‑Saïd, près de la barre des 250

Le mercredi 4 novembre, les cambistes du Square Port‑Saïd achètent le dollar à 243 dinars et le revendent à 246 dinars. Pour 100 $, le coût au marché noir s’élève à 24 600 dinars, contre 13 591 dinars au taux officiel de 135,91 dinars, soit un écart d’environ 81 %.

L’euro maintient sa stabilité autour de 278 dinars sur le marché parallèle

Sur le même segment, l’euro est acheté à 276 dinars et vendu à 278 dinars. Ainsi, 100 € coûtent 27 600 dinars en noir, contre 15 207 dinars au taux officiel de 152,07 dinars, générant un différentiel d’environ 83 %.

Livres sterling et dollar canadien : écarts persistants

La livre sterling reste la devise la plus chère du marché noir, avec un cours d’achat de 320 dinars et de vente de 325 dinars, contre 182,39 dinars en officiel – un écart d’environ 78 %. Le dollar canadien s’échange à 172 dinars à l’achat et 175 dinars à la vente, contre 97,21 dinars officiellement, soit un différentiel d’environ 80 %.

Évolution des taux officiels et dynamique du marché noir

Sur le marché officiel, la Banque d’Algérie a relevé le dollar de 135,21 à 135,91 dinars (hausse de 0,5 %) et l’euro de 150,50 à 152,07 dinars (hausse de 1 %) entre le 29 octobre et le 4 novembre. Malgré ces modestes augmentations, les cours du marché parallèle continuent de grimper, maintenant un fossé important entre les deux systèmes.

Enjeux macroéconomiques : pourquoi l’écart reste élevé

Le dinar n’est pas librement convertible et l’accès aux devises via les banques reste strictement encadré. La demande, alimentée par les voyages, les études à l’étranger et les importations, se tourne donc massivement vers le marché noir, ce qui entretient un écart durable. Le FMI, qui a souligné cet élargissement en septembre, recommande à Alger d’accroître la flexibilité du taux de change afin de réduire la pression sur le marché parallèle.

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