Le documentaire « Atcha Atcha », réalisé par Mamadou Dia, sera projeté en première mondiale au prestigieux Festival de Locarno en août 2026, confirmant l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes africains sur la scène internationale.
Un film ancré dans la danse et l’identité panafricaine
Tourné à l’École des Sables, au Sénégal, « Atcha Atcha » plonge dans l’univers de la danse contemporaine africaine à travers une formation intensive dirigée par la chorégraphe légendaire Germaine Acogny. Le film explore des thèmes universels comme la transmission, la mémoire et la création, tout en interrogeant la place du corps dans l’expression d’une identité panafricaine en constante évolution. Ce choix artistique s’inscrit dans un contexte où l’École des Sables, dirigée par Acogny, accueille pour la première fois la Biennale de la Danse en Afrique, réunissant 25 compagnies, dont dix sénégalaises, sélectionnées parmi plus de 300 candidatures.
Une reconnaissance internationale pour Mamadou Dia
Cette sélection à Locarno 2026 s’ajoute à un parcours déjà remarquable pour Mamadou Dia. Son premier long-métrage, « Baamum Nafi (Le Père de Nafi) », avait été récompensé en 2019 par le Pardo d’Oro et le Swatch First Feature Award au même festival. Son deuxième film, « Demba », avait ensuite été présenté à la Berlinale en 2024 avant sa sortie nationale au Sénégal. En 2025, le réalisateur a rejoint l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui décerne les Oscars, renforçant ainsi sa visibilité sur la scène mondiale.
Une diffusion africaine et internationale en préparation
La distribution du documentaire en Afrique sera assurée par Wawkumba Film, dirigée par Oumou Diégane Niang, qui avait déjà distribué « Baamum Nafi » au Sénégal et « Demba » sur le marché africain. Mamadou Dia souligne dans un communiqué l’importance de cette collaboration pour la diffusion du film sur le continent. Le projet est coproduit par les sociétés sénégalaise Maayo et française Les Films du Bilboquet, illustrant les partenariats transnationaux qui structurent aujourd’hui le cinéma africain.