Le district de Talensi interpelle la présidence ghanéenne face au blocage minier de Nalaamtaaba

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 8 lectures
Le district de Talensi interpelle la présidence ghanéenne face au blocage minier de Nalaamtaaba

La jeunesse du district de Talensi, dans la région du Haut-Ghana oriental, a officiellement saisi le président John Dramani Mahama pour débloquer un conflit minier persistant. Cette impasse oppose l'entreprise locale Nalaamtaaba Enterprise à la société chinoise Earl International Gold Ghana Limited, entraînant une suspension des activités extractives qui fragilise l'économie locale.

Un enjeu socio-économique majeur pour Talensi

Le cœur du litige réside dans l'arrêt forcé des opérations de Nalaamtaaba, une structure qui assure, selon les pétitionnaires, des revenus directs et indirects à plus de 1 000 personnes. L'avocat et militant Martin Kpebu, qui accompagne le mouvement, souligne que cette interruption prolongée constitue une menace directe pour la stabilité sociale de la région. En privant une large partie de la jeunesse de son gagne-pain, la situation est qualifiée par les manifestants de risque pour la sécurité nationale, exacerbant la précarité des familles dépendantes de cette concession.

L'application contestée d'une décision judiciaire

Au centre de la requête adressée à la présidence figure l'exécution d'une ordonnance de la Haute Cour. Cette décision autorise Nalaamtaaba Enterprise à poursuivre ses activités minières dans l'attente d'une résolution définitive du litige par la justice. Malgré un avis favorable de l'Inspecteur général de la police (IGP) pour la mise en œuvre de cette mesure, les pétitionnaires dénoncent des blocages persistants sur le terrain. Ils appellent désormais le chef de l'État à garantir que les forces de l'ordre assurent effectivement la protection du site, permettant ainsi la reprise du travail conformément au droit.

La détention du dirigeant de Nalaamtaaba

Outre la reprise des activités, la pétition aborde la situation judiciaire du directeur général de Nalaamtaaba, Boya Kolukpolo, actuellement en détention. Les manifestants réclament sa remise en liberté sous caution, estimant que son retour est indispensable pour piloter efficacement la reprise des opérations minières. Lors de la remise du document au Conseil de coordination régional, les autorités locales ont salué le caractère pacifique de la mobilisation et se sont engagées à transmettre la requête au président Mahama dans les meilleurs délais, une fois le ministre régional de retour de ses obligations liées au secteur minier.

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