Le district de Lower Manya Krobo, au Ghana, renforce l’autonomie des personnes handicapées en leur offrant des outils concrets pour s’insérer durablement dans l’économie locale. Plus de 30 bénéficiaires ont reçu des équipements productifs et des denrées essentielles, financés par le Fonds pour le handicap du District Assembly Common Fund (DACF). Une initiative qui vise à réduire la pauvreté, améliorer les revenus des ménages et encourager l’inclusion sociale.
Des équipements productifs pour briser le cercle vicieux de la dépendance
La distribution, organisée par l’Assemblée municipale, a inclus des machines à broyer le manioc, des congélateurs, des fauteuils roulants, des matelas étudiants, de l’huile de cuisson et de l’eau en sachet. Ces outils, conçus pour générer des revenus, s’ajoutent à une première vague de soutien déjà distribuée sous le mandat du maire actuel, John Atteh Matey. Une troisième phase est d’ores et déjà en préparation.
L’objectif affiché est clair : transformer les bénéficiaires en acteurs économiques autonomes. « Un handicap n’est pas une incapacité », a rappelé le maire, citant des exemples de personnes handicapées ayant réussi dans l’éducation ou le secteur public. Pour lui, ces équipements ne sont pas des dons, mais des investissements dans l’avenir des familles.
Un suivi strict pour éviter les détournements
Pour garantir l’efficacité du programme, l’Assemblée a mis en place un mécanisme de contrôle. Les bénéficiaires sont tenus de ne pas revendre les équipements sous peine de perdre l’accès à de futures aides. Une surveillance sera effectuée pour s’assurer que les outils servent bien leur vocation productive. « Nous attendons de vous que vous utilisiez ces ressources pour créer ou développer une activité viable », a insisté le maire.
Cette rigueur s’explique par la volonté d’éviter que les aides ne soient détournées de leur finalité initiale. Le district mise sur la responsabilité individuelle pour ancrer durablement les bénéficiaires dans l’économie locale, tout en réduisant leur dépendance à la mendicité.
Une demande d’amélioration du système de financement
Si le programme est salué par les associations de personnes handicapées, comme la Ghana Federation of Disability Organisations, des voix s’élèvent pour demander une meilleure gestion des fonds. Isaac Partey Padi, ancien président de l’organisation et bénéficiaire, a appelé à un déblocage plus rapide des fonds alloués au handicap lors des versements du DACF. Une condition sine qua non, selon lui, pour élargir l’impact de l’initiative et toucher davantage de personnes éligibles.