La monnaie nationale marocaine a connu une phase de repli sur le marché des changes durant la troisième semaine de septembre 2026. Bank Al-Maghrib rapporte une dépréciation du dirham de 0,3 % face à l'euro et de 1,5 % par rapport au dollar américain, dans un contexte où aucune opération d'adjudication n'a été enregistrée.
Une solidité maintenue des réserves de change
Malgré cette fluctuation monétaire, les fondamentaux financiers du pays demeurent robustes. Au 18 septembre, les avoirs officiels de réserve ont atteint 503 milliards de dirhams. Ce chiffre marque une progression hebdomadaire de 0,6 % et confirme une tendance haussière solide avec une augmentation de 21 % en glissement annuel, témoignant d'une capacité de résistance accrue face aux pressions extérieures.
La stratégie d'injection de liquidités de la Banque centrale
Pour réguler le marché monétaire, Bank Al-Maghrib a maintenu une présence active avec un volume d'intervention quotidien moyen de 149,6 milliards de dirhams. Ces liquidités ont été injectées via divers instruments : des avances à 7 jours (54,2 milliards), des pensions livrées à plus long terme (48,5 milliards) et des prêts garantis (46,9 milliards). Lors de l'appel d'offres du 23 septembre, la Banque centrale a injecté 63,7 milliards de dirhams supplémentaires sous forme d'avances à 7 jours, tandis que le taux interbancaire s'est stabilisé à 2,25 %.
Dynamiques contrastées sur le marché boursier
Le MASI, indice de référence de la Bourse de Casablanca, a enregistré une légère hausse de 0,3 % entre le 18 et le 23 septembre, bien que sa performance annuelle demeure en territoire négatif à -4,3 %. Cette évolution globale masque des disparités sectorielles marquées : si les secteurs des mines (+6,8 %) et des télécommunications (+1,2 %) ont soutenu l'indice, d'autres segments ont subi des pressions baissières. Les indices des distributeurs (-2,4 %), de l'agroalimentaire (-1,8 %), des assurances (-1,7 %) et du bâtiment (-1 %) ont en effet clôturé en repli, accompagnés d'une baisse du volume global des échanges, passé de 1,6 à 1,3 milliard de dirhams sur la période.