Le diocèse d'Okene, rattaché à l'Église anglicane du Nigeria, a officiellement instauré un délai de carence obligatoire de deux semaines avant toute inhumation. Cette décision, actée lors de la 6e session du synode diocésain en août 2026, vise à standardiser les rites funéraires et à écarter les volontés individuelles des défunts concernant des enterrements rapides.
Une nouvelle régulation des rites funéraires
La hiérarchie diocésaine, sous l'impulsion de l'évêque Emmanuel Onsachi, justifie cette mesure par la volonté d'offrir aux familles le temps nécessaire à l'organisation de cérémonies jugées « dignes ». En imposant ce délai, l'institution invalide de facto les dernières volontés des fidèles qui souhaiteraient une inhumation rapide pour éviter le recours aux services de conservation par le froid. Parallèlement, le diocèse a décidé de restreindre l'organisation logistique des obsèques : le recours aux entreprises de pompes funèbres privées est désormais proscrit au profit de la Brigade des garçons (Boys Brigade) locale, afin d'assurer une conformité totale avec les normes ecclésiastiques.
Stratégies économiques et gestion des ressources
Au-delà des questions rituelles, le synode a défini de nouvelles orientations pour renforcer la solidité financière de l'institution. Une politique d'investissement annuelle sera mise en place, incluant l'octroi de micro-crédits destinés à soutenir l'activité économique des membres du diocèse. La diaspora est également sollicitée : il lui est désormais demandé de reverser au moins 50 % de ses dîmes aux paroisses d'origine. Cette démarche, qualifiée de pastorale, vise à soutenir le développement structurel des églises locales.
Réorganisation interne et encadrement de la jeunesse
Le diocèse a également structuré l'intégration des plus jeunes au sein de la communauté. Un calendrier précis a été établi pour le passage des enfants de l'école du dimanche vers l'église adulte, fixé chaque année au 27 mai, à l'issue de la troisième année du premier cycle du secondaire (JSS 3). Cette mesure s'inscrit dans un plan plus large d'évangélisation et de fidélisation des membres. Enfin, le synode a réorienté ses instances de planification vers la célébration du 110e anniversaire de l'implantation du christianisme en pays Ebira, marquant une volonté de consolider l'identité historique et spirituelle du diocèse.