Le porte-parole de l’ancien ministre de l’Éducation, Dr Yaw Osei Adutwum, accuse le Ministère de l’Éducation et le Ghana Education Service (GES) d’un conflit de compétences qui freine le programme gratuit du lycée (Free SHS). Le désaccord porte sur l’admission d’environ 60 000 élèves, entraînant des retards de versement de fonds et des difficultés financières pour les établissements.
Conflit sur les effectifs d’inscription
Selon Yaw Opoku Mensah, le porte‑parole, le Ministère et le GES se disputent le nombre exact d’élèves à intégrer dans le cadre du Free SHS. Cette divergence, qui concernerait près de 60 000 étudiants, empêcherait la validation des budgets nécessaires à la bonne marche du programme.
Retards de financement et impact sur les écoles
Le désaccord aurait conduit le gouvernement à ne pas libérer les fonds destinés aux élèves de deuxième année (Form Two). De nombreuses écoles se retrouveraient ainsi à fonctionner à crédit, incapables de couvrir les frais de fonctionnement courants. Parmi les conséquences immédiates, la suspension de la distribution gratuite d’uniformes et de tenues scolaires, autrefois fournie aux élèves, a été signalée.
Pressions sur les chefs d’établissement et risques de fermeture
Opoku Mensah affirme que certains directeurs d’établissements auraient reçu des menaces de licenciement s’ils évoquaient publiquement la crise. Il met en garde que, sans résolution rapide du différend, certaines écoles pourraient être contraintes de fermer dans les prochains jours. La vente d’articles auparavant gratuits, perçue comme une « protestation silencieuse » des écoles, illustre la gravité de la situation.
Enjeux pour la politique éducative ghanéenne
Ce litige met en lumière les défis de coordination entre les instances gouvernementales chargées de l’éducation. Le Free SHS, pilier de la politique d’accès universel à l’enseignement secondaire, risque de perdre en crédibilité si les mécanismes de financement ne sont pas clarifiés. Les acteurs du secteur appellent à un dialogue urgent afin de garantir la continuité du programme et d’éviter une détérioration du système éducatif.