Le différend de 55 millions de dollars entre le Sénégal et Kosmos Energy : le ministre sortant Birame Soulèye Diop défend sa gestion et renvoie la responsabilité à son successeur

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Le différend de 55 millions de dollars entre le Sénégal et Kosmos Energy : le ministre sortant Birame Soulèye Diop défend sa gestion et renvoie la responsabilité à son successeur

Après les déclarations du Premier ministre Al Aminou Lo à l’Assemblée nationale, l’ancien ministre du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a présenté sa version des faits concernant le litige de 55 millions de dollars (près de 30 milliards de francs CFA) réclamés à Kosmos Energy dans le cadre du dossier Yaakaar‑Teranga.

Le point de vue de l’ancien ministre du Pétrole

Birame Soulèye Diop a rappelé qu’il était personnellement chargé du dossier avant son départ du gouvernement et qu’il avait mené les négociations avec la société américaine. Selon lui, les intérêts du Sénégal sont bien sauvegardés et c’est à Kosmos Energy de régler la somme réclamée. Il a souligné que les négociations avaient été conduites dans le respect des exigences nationales et que le contrat était conforme aux attentes du pays.

Transfert de responsabilité au successeur

L’ancien ministre a indiqué que la suite du dossier incombe désormais à son successeur, Abdourahmane Diouf, actuellement ministre du Pétrole et des Mines. Diouf aurait la charge de poursuivre les démarches avec Kosmos Energy, notamment le recouvrement du montant en question. Birame Soulèye Diop a laissé entendre que la situation était « sous contrôle » et qu’il n’y avait pas lieu de s’alarmer, tout en précisant que les documents relatifs au dossier étaient en sa possession.

Implications pour le secteur énergétique sénégalais

Ce différend met en lumière les enjeux de gouvernance autour des contrats pétroliers et gaziers, ainsi que la capacité de l’État à faire valoir ses droits face à des multinationales. La somme réclamée, équivalente à près de 30 milliards de francs CFA, représente une part non négligeable des recettes attendues du projet Yaakaar‑Teranga, qui vise à développer les réserves offshore du pays. La façon dont le gouvernement actuel gérera la suite du dossier pourra influencer la confiance des investisseurs et la perception de la transparence des négociations dans le secteur énergétique.

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