Le détroit d’Ormuz reste fermé malgré les négociations sur un corridor maritime avec Oman

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 18 lectures
Le détroit d’Ormuz reste fermé malgré les négociations sur un corridor maritime avec Oman

Malgré des discussions avec Oman sur un corridor maritime temporaire, l’Iran maintient le blocage du détroit d’Ormuz, artère stratégique pour le commerce pétrolier mondial. Téhéran exige la levée des sanctions américaines et la fin de la guerre au Moyen-Orient avant toute réouverture.

Un corridor maritime en suspens face aux exigences iraniennes

Les ministres des Affaires étrangères d’Iran et d’Oman ont évoqué la création d’un « corridor navigable temporaire » dans le détroit d’Ormuz, ainsi qu’un projet conjoint de déminage. Ces discussions s’inscrivent dans un cadre plus large, incluant un mémorandum d’entente signé en juin entre les États-Unis et l’Iran pour réguler le transit maritime.

Cependant, Téhéran conditionne toute réouverture du détroit à des exigences précises : la fin de la guerre au Moyen-Orient, la levée du blocus économique américain et la résolution de la crise au Yémen. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a réaffirmé que « aucun navire militaire ne sera autorisé à traverser le détroit », tandis que les autorités iraniennes superviseront le passage des navires commerciaux.

Washington intensifie la pression économique contre Téhéran

Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions ciblant les secteurs technologiques, énergétiques, financiers et logistiques de l’Iran, dans le but d’isoler économiquement le pays. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a menacé de sanctions secondaires les pays ne soutenant pas cette campagne, évoquant une « asphyxie économique ». Ces mesures visent également des entités basées aux Émirats arabes unis, à Hong Kong, en Chine, à Singapour et en Europe.

En réponse, Téhéran a promis de riposter en ciblant les intérêts économiques américains. Ces tensions surviennent dans un contexte où l’Iran, déjà fragilisé par une inflation galopante et des protestations sociales, voit son économie se contracter davantage sous le poids des sanctions.

Un détroit paralysé, un marché pétrolier sous tension

Le détroit d’Ormuz, qui transporte près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, reste largement paralysé depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Téhéran a justifié son blocage par le non-respect par Washington de ses engagements dans le mémorandum d’entente de juin. Les déclarations américaines affirmant que « toutes les mines ont été retirées » du détroit sont qualifiées de « propagande » par Téhéran, qui menace de cibler les dragueurs de mines américains s’ils pénètrent dans la zone.

Les prix du pétrole ont reculé mercredi, reflétant une baisse des craintes d’escalade militaire immédiate, mais la situation reste volatile. Les négociations techniques entre l’Iran et Oman se poursuivent pour établir un mécanisme permanent de gestion du trafic maritime, incluant le partage d’informations et la sécurité des navires.

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