Le député nigérian Wale Ahmed a vivement critiqué la relance des controverses judiciaires concernant le parcours académique et le service national du président Bola Tinubu. Pour le parlementaire, cette focalisation constante de l'opposition sur les diplômes du chef de l'État constitue une manœuvre de diversion politique à l'approche du scrutin présidentiel de 2027.
Une bataille judiciaire persistante
La réaction du député de la circonscription fédérale d'Agege fait suite à une nouvelle action en justice initiée par l'ancien vice-président Atiku Abubakar. Ce dernier a déposé une requête devant la Haute Cour fédérale d'Abuja, demandant la disqualification de Bola Tinubu pour l'élection de 2027, en s'appuyant sur des allégations liées à son certificat du National Youth Service Corps (NYSC). Wale Ahmed a rappelé que ces accusations n'ont, à ce jour, fait l'objet d'aucune validation judiciaire, soulignant que le dossier est toujours en cours d'examen devant les tribunaux.
L'appel à un débat sur les idées
Pour le député, cette stratégie de l'opposition masque une incapacité à proposer une alternative crédible en matière de gouvernance. Il estime que le débat public devrait se concentrer sur des enjeux structurels tels que la relance économique, la sécurité, le développement des infrastructures et la création d'emplois. Selon lui, réduire une campagne électorale à une succession de litiges sur des documents administratifs empêche l'émergence d'une confrontation constructive sur les visions politiques pour le pays.
La question de l'alternance régionale
Au-delà de la controverse sur les diplômes, Wale Ahmed a abordé la question de l'équilibre régional au sein de la présidence nigériane. Il a affirmé que le mandat actuel doit revenir au Sud pour une durée de huit ans, par analogie avec la période 2015-2023 durant laquelle le Nord a occupé la présidence. Le député a suggéré qu'Atiku Abubakar, s'il souhaite accéder à la magistrature suprême à l'avenir, devrait envisager une réorientation politique vers le parti au pouvoir, le All Progressives Congress (APC), pour une échéance ultérieure en 2031.
L'exigence de résultats
En conclusion, le parlementaire a insisté sur le fait que le bilan de l'administration Tinubu doit être l'unique critère d'évaluation pour les citoyens. Il rejette l'idée que la capacité à contester la légitimité des diplômes puisse constituer un programme politique viable. Pour Wale Ahmed, les Nigérians attendent avant tout des solutions concrètes pour faire progresser le pays, plutôt qu'une répétition indéfinie de polémiques judiciaires.