Le député Thierno Alassane Sall a placé la gestion de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) au cœur du débat public, dénonçant une opacité persistante dans l'utilisation des ressources allouées à l'accès à l'énergie. L'ancien ministre appelle à une mobilisation citoyenne élargie pour exiger une reddition des comptes rigoureuse face à ce qu'il qualifie de crime économique et social.
Une gestion des fonds publics sous haute tension
Lors d'une concertation avec des acteurs de la société civile, le parlementaire a pointé du doigt les zones d'ombre entourant l'exécution des projets de l'ASER. Selon lui, les fonds initialement destinés à sortir des centaines de milliers de Sénégalais de l'obscurité auraient fait l'objet d'une gestion opaque. Pour Thierno Alassane Sall, le détournement présumé de ces ressources constitue une faute morale et économique grave, privant les populations rurales d'infrastructures essentielles à leur développement.
La nécessité d'une mobilisation citoyenne élargie
Face à ce dossier, le député estime que la vigilance ne doit plus être l'apanage exclusif des cercles politiques ou de quelques organisations spécialisées. Il plaide pour une appropriation citoyenne de l'exigence de transparence, condition sine qua non pour briser ce qu'il perçoit comme une volonté politique de circonscrire l'affaire. L'enjeu est de transformer cette indignation en une pression constante pour garantir que les deniers publics soient utilisés conformément à leur vocation sociale.
Les limites de la reddition des comptes
Le parlementaire a exprimé ses inquiétudes quant à la réponse institutionnelle apportée jusqu'ici. En soulignant l'ampleur des enjeux financiers et sociaux liés à l'électrification rurale, il insiste sur le fait que la gravité des faits nécessite une réponse à la hauteur des attentes des citoyens. Cette sortie s'inscrit dans un plaidoyer plus large pour le renforcement des libertés et de la démocratie, incluant une veille sur les droits humains au-delà des frontières nationales, comme en témoigne son soutien aux dénonciations des assassinats extrajudiciaires en Guinée.