Le ministre de la Communication et de l'Économie numérique, Samuel Nartey George, a formellement interpellé le chef d'état-major des armées du Ghana suite à des opérations militaires controversées dans la circonscription de Ningo-Prampram. Il réclame le renvoi immédiat du lieutenant Albert Goh, accusé d'avoir dirigé des saisies arbitraires de biens privés et d'avoir exercé des violences sur les populations locales.
Des saisies de véhicules jugées illégales
Selon les accusations portées par le ministre, un groupe de militaires lourdement armés, sous le commandement du lieutenant Goh, aurait procédé à la saisie de camions appartenant à des résidents sans aucun mandat légal. Ces véhicules auraient été retenus et utilisés par les militaires pendant une période de deux semaines. Sam George a qualifié ces agissements d'actes assimilables à un vol à main armée, soulignant l'absence totale de justification juridique pour de telles privations de propriété.
Tensions avec les forces de police locales
L'incident aurait pris une tournure plus grave lors d'une confrontation avec les autorités policières locales. Le ministre rapporte qu'un commissaire de police, venu engager le dialogue pour clarifier la situation, aurait été ouvertement méprisé par l'officier mis en cause. Plus inquiétant encore, certains soldats auraient armé leurs fusils en direction du haut gradé de la police, un comportement jugé incompatible avec les standards de discipline et de déontologie des forces armées ghanéennes.
Une procédure disciplinaire enclenchée
Face à ce qu'il qualifie de déshonneur pour l'institution militaire, Sam George a annoncé son intention de porter l'affaire devant le ministre de la Défense. Il affirme détenir l'identité des soldats impliqués et assure qu'il suivra le dossier à travers les canaux disciplinaires officiels pour obtenir justice pour les résidents de Ningo-Prampram. Le ministre a par ailleurs adressé une mise en garde ferme, prévenant que toute nouvelle incursion visant à brutaliser les citoyens de sa circonscription entraînerait des poursuites judiciaires rigoureuses contre les responsables.