Le député majoritaire de South Dayi, Rockson‑Nelson Dafeamekpor, a rappelé que le Ghana fait face depuis plus d’une décennie à un trafic de stupéfiants important, avant même l’actuelle administration. Il a appelé les partis à dépasser les rivalités politiques pour soutenir les efforts gouvernementaux de lutte contre ce fléau.
Un historique de saisies de stupéfiants depuis 2008
Dans un message publié sur X, Dafeamekpor a répertorié plusieurs interceptions réalisées entre 2017 et 2024, incluant des quantités de cocaïne et d’héroïne saisies à l’aéroport international Kotoka (KIA), à la poste ghanéenne et dans d’autres sites. Il a également rappelé une importante saisie de cocaïne à Nsawam en 2008, l’un des premiers grands coups contre le trafic dans le pays.
Le Ghana identifié comme point de transit international
Le député s’est appuyé sur un rapport du Département d’État américain publié en janvier 2009, qui qualifiait le Ghana de « hub de transbordement » pour la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud et l’héroïne d’Afghanistan et du Pakistan. Selon ce document, les drogues traversaient l’aéroport de Kotoka pour être expédiées vers l’Europe et les États‑Unis, tout en alimentant la consommation locale.
Appel à une réponse nationale hors des clivages partisans
Dafeamekpor a souligné que le trafic de drogue est un défi de longue date, antérieur à l’actuelle présidence, et que le pays avait déjà été désigné comme hub sous le gouvernement NPP en 2008. Il a donc exhorté les parlementaires et les responsables à « arrêter la politique » et à soutenir collectivement les mesures de l’État pour combattre le phénomène.
Conséquences pour la sécurité et la santé publique
Au-delà du rôle de transbordement, le rapport américain indique que le trafic contribue à la consommation domestique, posant des risques pour la santé publique et la sécurité intérieure. Une approche unifiée permettrait de renforcer les contrôles aux frontières, d’améliorer la coordination des forces de l’ordre et de développer des programmes de prévention ciblant les usagers locaux.