Le député Nana Ayew Afriye poursuit le révérend Owusu Bempah pour diffamation à hauteur de 10 millions de cédis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 42 lectures
Le député Nana Ayew Afriye poursuit le révérend Owusu Bempah pour diffamation à hauteur de 10 millions de cédis

Le député d'Effiduase-Asokore, Dr Nana Ayew Afriye, a déposé une plainte devant la Haute Cour d'Accra contre le révérend Isaac Owusu Bempah, dirigeant de la Glorious Word Power Ministry International. L'élu réclame 10 millions de cédis en dommages et intérêts pour des propos qu'il qualifie de diffamatoires tenus par le religieux lors d'un office en septembre 2026.

Des accusations de complot au cœur du litige

Le conflit trouve son origine dans des déclarations diffusées sur les réseaux sociaux, où le pasteur Owusu Bempah affirmait que le Dr Ayew Afriye, membre du Nouveau Parti Patriotique (NPP), aurait orchestré un projet d'attaque contre son église. Selon le religieux, le député aurait planifié l'acheminement de deux bus de militants depuis la région d'Ashanti vers Accra dans le but de mener une opération punitive contre son lieu de culte. Le député, qui a présidé la commission de la santé du Parlement entre 2021 et 2025, rejette catégoriquement ces allégations, affirmant n'avoir jamais fomenté de tels actes.

Un préjudice pour la réputation publique

Dans sa plainte, le Dr Ayew Afriye soutient que ces accusations portent gravement atteinte à son intégrité, tant sur le plan professionnel en tant que médecin que sur le plan politique en tant qu'élu. Il souligne que la viralité de la vidéo a engendré une exposition publique préjudiciable, provoquant ridicule et embarras au sein de sa circonscription d'Effiduase-Asokore. Le député précise avoir tenté de résoudre le différend à l'amiable en exigeant une rétractation publique, une demande restée sans suite, le pasteur ayant au contraire exprimé sa volonté de porter l'affaire devant les tribunaux.

Les attentes judiciaires du plaignant

Au-delà de la réparation financière de 10 millions de cédis, le député sollicite une injonction permanente interdisant au révérend de réitérer de telles déclarations à son encontre. La procédure exige également que le pasteur publie des excuses formelles sur les mêmes canaux numériques ayant servi à la diffusion des propos litigieux. Le tribunal devra désormais déterminer si les déclarations du chef religieux constituent une diffamation caractérisée, alors que le débat sur la responsabilité des figures publiques et religieuses dans la diffusion d'informations non vérifiées sur les réseaux sociaux reste un enjeu majeur au Ghana.

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