Le député de Manhyia South, Nana Agyei Baffour Awuah, a officiellement dénoncé une tentative d'arrestation qu'il qualifie d'irrégulière, survenue aux abords de la Haute Cour d'Accra le 23 septembre. L'élu, qui intervenait en sa qualité d'avocat dans le cadre d'une affaire judiciaire, a mis en cause les méthodes d'une personne se présentant comme un agent de l'Office des crimes économiques et organisés (EOCO).
Une interpellation sans fondement juridique
Selon le récit du parlementaire, l'incident s'est produit à l'issue d'une audience concernant sa cliente, l'infirmière Salomey Baffoe Awiti. Une femme l'a abordé pour lui intimer l'ordre de la suivre au siège de l'EOCO, prétextant une convocation préalable à laquelle il aurait omis de répondre. Nana Agyei Baffour Awuah a formellement contesté ces allégations, affirmant n'avoir jamais reçu de telle invitation. Face à son refus de coopérer sans garanties légales, la situation s'est tendue, l'individu insistant pour le contraindre physiquement à monter dans un véhicule tiers.
L'absence de mandat et de preuve d'identité
Le député a souligné le caractère opaque de cette intervention. Malgré ses demandes répétées, la personne en question a été incapable de présenter une carte professionnelle attestant de son appartenance à l'EOCO, ni de fournir un mandat d'arrêt en bonne et due forme. Face à ce vide procédural et craignant pour sa sécurité personnelle, l'élu a choisi de quitter les lieux par ses propres moyens pour rejoindre le Parlement. Il a par la suite exprimé ses vives inquiétudes quant à la légalité de telles méthodes, qu'il assimile à des pratiques de kidnapping.
La solidarité parlementaire face à l'incident
Cet événement a suscité une réaction immédiate au sein de l'hémicycle. À son arrivée au Parlement, Nana Agyei Baffour Awuah a reçu le soutien de ses collègues du groupe minoritaire. L'élu a justifié sa décision de se soustraire à cette tentative d'arrestation par son devoir de protection envers sa famille, ses électeurs de Manhyia South et ses responsabilités institutionnelles. Cet incident soulève des interrogations sur le respect des procédures judiciaires et les garanties de sécurité entourant l'exercice des fonctions d'avocat et de député au Ghana.