Le député Nana Agyei Baffour Awuah appelle à sanctuariser l'institution du Procureur spécial au Ghana

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 43 lectures
Le député Nana Agyei Baffour Awuah appelle à sanctuariser l'institution du Procureur spécial au Ghana

Le député de Manhyia South, Nana Agyei Baffour Awuah, exhorte l'opinion publique ghanéenne à dissocier l'action du Bureau du Procureur spécial (OSP) de la personnalité de son occupant. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions institutionnelles où les débats sur l'efficacité de la lutte contre la corruption se cristallisent trop souvent sur des griefs personnels.

Une institution au-delà des individus

Pour le parlementaire, la pérennité de l'État repose sur la solidité de ses organes de contrôle. Il estime que réduire les activités de l'OSP à une question de personnes affaiblit la crédibilité de l'institution et détourne l'attention des enjeux structurels. Selon lui, le débat public doit impérativement se recentrer sur le mandat légal et les performances réelles de l'organisme, plutôt que sur les ressentis liés à celui qui exerce la fonction.

Les risques de la personnalisation des débats

Lors d'une intervention médiatique le 29 août, Nana Agyei Baffour Awuah a vivement critiqué la tendance à interpréter les difficultés rencontrées par l'OSP comme le résultat d'une animosité personnelle. Il souligne que cette lecture des faits est contre-productive : elle entrave la coopération nécessaire entre les différentes agences de l'État et complique la mission de lutte contre la corruption. Pour le député, cette approche « en dessous de la ceinture » nuit gravement à la sérénité des débats démocratiques.

Coopération inter-institutionnelle en question

Cette déclaration fait suite à une conférence de presse où le Bureau du Procureur spécial a affiché sa volonté de « renaissance » et réaffirmé son engagement contre les pratiques illicites. Toutefois, des préoccupations subsistent quant à la qualité de la collaboration entre l'OSP et le bureau du Procureur général. L'enjeu, pour le législateur, est de garantir que ces frictions institutionnelles ne deviennent pas des obstacles insurmontables à l'exercice de la justice, soulignant que la confiance des citoyens dépend de la capacité de ces entités à fonctionner de manière autonome et professionnelle, indépendamment des tensions interpersonnelles.

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