Le député Kingsley Agyemang exhorte le gouvernement ghanéen à privilégier les salaires des enseignants face aux grands projets routiers

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
Le député Kingsley Agyemang exhorte le gouvernement ghanéen à privilégier les salaires des enseignants face aux grands projets routiers

Face à la grève illimitée des syndicats d'enseignants du pré-tertiaire, le député d'Abuakwa Sud, Dr Kingsley Agyemang, interpelle l'exécutif sur ses priorités budgétaires. Il demande une réallocation immédiate des fonds prévus pour le projet d'autoroute Accra-Kumasi vers le règlement des arriérés dus au corps enseignant.

Un arbitrage budgétaire contesté

Le cœur du débat porte sur l'allocation de 2 milliards de cédis ghanéens destinée à la construction de l'autoroute reliant Accra à Kumasi. Pour le Dr Agyemang, membre de la commission parlementaire de l'Éducation, il est impératif de solder les dettes envers les enseignants avant d'engager de tels investissements infrastructurels. Il souligne l'incohérence d'une situation où l'État affirme disposer de ressources financières substantielles pour des travaux routiers tout en laissant les salles de classe vides.

Revendications et crise de confiance

Le mouvement social actuel, qui paralyse une partie du système éducatif, est motivé par des griefs persistants : retards dans les paiements liés aux promotions, non-respect des conventions collectives et défaut de versement des indemnités pour zones défavorisées. Selon le député, la répétition de promesses non tenues a profondément érodé la confiance des syndicats envers le gouvernement. Il estime que le corps enseignant, qui a fait preuve d'une grande patience par le passé, se sent aujourd'hui trahi par une gestion opaque des engagements financiers.

La nécessité d'une transparence financière

Le Dr Agyemang appelle à une communication honnête de la part des autorités. Si les contraintes budgétaires réelles empêchent le respect des obligations, il exhorte le gouvernement à le reconnaître explicitement plutôt que de maintenir des assurances sans lendemain. Il précise également que la résolution de ce conflit dépasse les compétences du ministère de l'Éducation, qui, bien qu'en première ligne des négociations, ne détient pas les cordons de la bourse. La responsabilité incombe désormais aux décideurs financiers de l'État pour débloquer la situation et permettre la reprise des cours.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.