Le député John Ntim Fordjour exige une enquête sur un trafic de stupéfiants d'un milliard de dollars lié au Ghana

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
Le député John Ntim Fordjour exige une enquête sur un trafic de stupéfiants d'un milliard de dollars lié au Ghana

Le député d'Assin South, le révérend John Ntim Fordjour, a formellement sollicité l'ouverture d'une enquête nationale sur une série de saisies de stupéfiants d'une valeur estimée à plus d'un milliard de dollars. Ces opérations, menées tant au sein des ports ghanéens qu'à l'international, soulèvent des interrogations majeures sur l'intégrité des contrôles aux frontières et l'implication potentielle de responsables publics.

Un volume de saisies sans précédent

Selon les données avancées par le membre du Comité de la défense du Parlement, le cumul des saisies liées au Ghana sur les deux dernières années atteint des proportions inédites. Parmi les exemples cités figurent une saisie de méthamphétamines d'une valeur de 208 millions de dollars interceptée en Australie en avril 2026, ainsi qu'une opération récente en France portant sur 260 millions de dollars de cocaïne. Pour le parlementaire, cette récurrence témoigne d'une faille systémique dans la sécurisation des flux commerciaux du pays.

Le soupçon de complicité au sein de l'État

Au cœur de cette demande d'enquête réside la question de la responsabilité administrative. Le révérend Ntim Fordjour a rappelé que le ministre de l'Intérieur avait lui-même évoqué devant la représentation nationale la possibilité d'une complicité au sein des services de l'État. Le député déplore toutefois l'absence de suites judiciaires concrètes, soulignant qu'aucun fonctionnaire n'a été officiellement identifié ni poursuivi malgré ces déclarations initiales.

Une coordination interministérielle réclamée

Face à l'ampleur des enjeux sécuritaires et diplomatiques, le député appelle à une action coordonnée impliquant plusieurs institutions clés. Il préconise une enquête conjointe associant le ministère de l'Intérieur, le ministère des Transports, la Commission de contrôle des stupéfiants, le Service de l'immigration du Ghana ainsi que le Bureau des enquêtes nationales (BNI). L'objectif est de faire la lumière sur les réseaux logistiques permettant de telles expéditions et de déterminer les responsabilités au sein de l'appareil d'État pour mettre fin à ce qu'il qualifie de crise sécuritaire majeure.

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