Le député Guy Marius Sagna a mené une mission d'inspection à Ziguinchor pour évaluer l'état critique des infrastructures de transport dans la région. Ce constat alarmant met en lumière des risques sécuritaires croissants pour les usagers et relance le débat sur l'entretien du réseau routier en Casamance.
Un état de délabrement préoccupant pour les ponts Émile Badiane et Tobor
Lors d'une visite de terrain effectuée ce jeudi, le parlementaire a pu constater de visu la détérioration avancée des ponts Émile Badiane et Tobor. Ces édifices, essentiels à la mobilité dans la capitale du Sud, présentent des signes de faiblesse structurelle qui inquiètent les populations locales. Accompagné de membres de la société civile et de responsables politiques, le député a inspecté les fondations de ces ouvrages pour mesurer l'ampleur des dégâts, répondant ainsi aux nombreuses alertes transmises par les citoyens de la zone.
L'impact direct sur la sécurité des populations
La dégradation de ces infrastructures ne constitue pas seulement un défi logistique, mais représente un enjeu de sécurité publique majeur. L'état de ruine des routes et des ponts est directement lié à une recrudescence d'accidents, ayant déjà causé des pertes en vies humaines dans la région. La situation est particulièrement critique sur l'axe reliant Bignona à Ziguinchor, un tronçon de 30 kilomètres devenu quasiment impraticable, entravant ainsi la circulation des personnes et des biens.
Une inspection étendue au domaine public fluvial
Au-delà des axes routiers principaux, la mission d'observation s'est étendue aux sites du domaine public fluvial situés à Goumel et Boudody. Cette démarche souligne la volonté du député de dresser un état des lieux exhaustif des infrastructures régionales. En documentant ces zones, l'objectif est de placer les autorités devant leurs responsabilités concernant la maintenance des ouvrages publics, alors que l'enclavement et la dangerosité des voies de communication restent des préoccupations centrales pour le développement économique et la sécurité des habitants de la Casamance.