Le député Guy Marius Sagna a officiellement saisi le gouvernement sénégalais concernant la gestion foncière au quartier Diabir, situé à Ziguinchor. Cette intervention fait suite aux signalements des riverains dénonçant des irrégularités persistantes dans l'application du plan de lotissement, soulevant des enjeux majeurs de gouvernance locale et de sécurité publique.
Des violations présumées de l'arrêté ministériel
Au cœur de la controverse se trouve l'arrêté ministériel n°029011 du 3 septembre 2021, qui encadre le lotissement de la zone. Selon les représentants des habitants, les dispositions de ce texte sont largement ignorées. Les griefs portent notamment sur une modification unilatérale du plan initial, réalisée sans aucune concertation avec les populations locales. Cette altération aurait conduit à l'émergence d'un plan de fait, divergent de celui qui avait été initialement approuvé par les autorités compétentes.
Risques d'inondation et dégradation de l'urbanisme
La situation à Diabir présente des risques concrets pour la viabilité du quartier. Les habitants déplorent la disparition d'infrastructures et d'équipements collectifs essentiels, ainsi que la réduction arbitraire de la superficie des parcelles. Plus grave encore, l'occupation irrégulière des voies publiques et des zones de drainage expose désormais le quartier à des risques accrus d'inondations. Ces pratiques s'accompagnent, selon les plaignants, de ventes illégales de terrains et de constructions entreprises sans autorisation, en dépit d'une suspension officielle des opérations de lotissement.
Une exigence de transparence et de régularisation
Face à ce qu'il qualifie de « mafia foncière », le député Guy Marius Sagna demande une intervention ferme de l'État. L'élu insiste sur l'absence de certificats de conformité attestant de la régularité des opérations en cours. Sa démarche vise à obtenir la lumière sur les responsabilités engagées dans ces manquements et à mettre un terme définitif aux pratiques illégales qui fragilisent la sécurité foncière des résidents. Le gouvernement est désormais attendu sur sa capacité à faire respecter les normes d'urbanisme et à protéger les droits des citoyens dans cette région naturelle de la Casamance.