Le député Guy Marius Sagna exige la transparence sur la gestion financière de l'Office des lacs et des cours d'eau

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le député Guy Marius Sagna exige la transparence sur la gestion financière de l'Office des lacs et des cours d'eau

Le député Guy Marius Sagna a relancé le débat sur la gestion de l'Office des lacs et des cours d'eau (OLAC) en exigeant des éclaircissements sur un rapport d'inspection interne. Neuf mois après la transmission de ce document confidentiel aux autorités compétentes, le parlementaire s'interroge sur l'absence de mesures concrètes face à des soupçons de mauvaise gestion au sein de l'institution.

Des zones d'ombre sur un rapport confidentiel

La polémique trouve son origine dans une question écrite adressée au ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye. Ce dernier a confirmé qu'une mission d'inspection interne avait été diligentée sur instruction des hautes autorités, et que le rapport final avait été transmis « à qui de droit » le 5 janvier 2026. Pour le député, cette réponse reste insuffisante : il réclame désormais la publication du contenu de ce document pour vérifier si les principes de bonne gouvernance, prônés par le nouveau régime sous le triptyque « Jub, Jubal, Jubbanti », sont réellement appliqués.

Les dépenses de l'OLAC au cœur des critiques

Les interrogations de Guy Marius Sagna portent sur une série de dépenses et de pratiques administratives jugées opaques. Parmi les éléments soulevés figurent l'acquisition d'un smartphone haut de gamme pour plus d'un million de francs CFA, le financement d'un article de presse à hauteur de 700 000 francs CFA, ainsi que l'attribution de véhicules de fonction. Le député pointe également des recrutements effectués en dépit d'une interdiction d'embauche, des irrégularités dans le recours aux prestataires externes et des zones d'ombre concernant l'exécution des ouvrages du projet PROMOREN.

L'exigence de redevabilité envers l'exécutif

Au-delà des faits financiers, le parlementaire interpelle directement la responsabilité du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. En demandant si le chef de l'État a été personnellement saisi du dossier, Guy Marius Sagna cherche à savoir si le traitement de ces allégations fait l'objet d'un suivi politique rigoureux. Alors que les faits dénoncés demeurent, à ce stade, des allégations, cette interpellation souligne l'enjeu de la redevabilité des agences publiques face aux représentants du peuple. La suite du dossier dépendra désormais de la volonté du gouvernement de rendre publics les résultats de l'inspection ou d'engager des procédures de régularisation.

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