Le député ghanéen Stephen Amoah juge la taxe de 20 % sur les services numériques transfrontaliers excessif

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
Le député ghanéen Stephen Amoah juge la taxe de 20 % sur les services numériques transfrontaliers excessif

Le député Stephen Amoah, membre du comité des finances, a dénoncé le taux de 20 % appliqué aux services numériques transfrontaliers, le qualifiant d’excessif et d’alourdissement du coût de la vie pour les ménages ghanéens.

Une taxe composite à 20 % sur les services en ligne

Le Ghana Revenue Authority (GRA) a mis en place un dispositif obligeant les banques commerciales à prélever une taxe de 20 % sur les paiements transfrontaliers liés à des services numériques. Ce taux se décompose en 15 % de TVA, 2,5 % de contribution à l’assurance maladie nationale (NHIL) et 2,5 % de prélèvement pour le Ghana Education Trust Fund. La mesure vise les plateformes telles que Netflix, Spotify, Disney+, Microsoft 365, Adobe, Zoom, ChatGPT et les services de cloud computing.

Le point de vue du parlementaire sur la charge fiscale

Stephen Amoah, député de la circonscription de Nhyiaeso et membre principal du comité des finances, a rappelé que le Ghana doit renforcer ses recettes internes pour réduire sa dépendance à l’endettement. Toutefois, il a insisté sur le fait que la consolidation budgétaire ne doit pas se traduire par une pression supplémentaire sur les ménages déjà confrontés à une inflation élevée et à un pouvoir d’achat en baisse. « 20 % c’est trop », a-t-il déclaré lors d’une interview à Citi FM le 14 octobre, soulignant que le taux pourrait rendre les services numériques inabordables pour une grande partie de la population.

Enjeux économiques et sociales de la mesure

Le gouvernement justifie la taxe comme un moyen de moderniser le mécanisme de collecte, sans créer de double imposition. En élargissant l’assiette fiscale aux services numériques, l’État espère augmenter ses recettes et financer les dépenses publiques, notamment dans la santé et l’éducation. Néanmoins, les critiques comme Amoah mettent en garde contre un risque de déséquilibre social : une hausse du coût des services de streaming ou de travail à distance pourrait réduire l’accès à l’information et aux outils numériques, essentiels à la compétitivité du pays.

Perspectives et recommandations du député

Amoah a appelé les autorités à tenir compte du contexte économique actuel et du calendrier de mise en œuvre avant d’appliquer de nouvelles taxes. Il préconise une approche plus graduelle, qui concilie les besoins de financement de l’État avec la capacité de paiement des ménages. Selon lui, une politique fiscale équilibrée doit protéger les consommateurs tout en permettant au Ghana d’atteindre ses objectifs de revenu et de résilience face aux chocs économiques futurs.

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