Le député de Manhyia South, Nana Agyei Baffour Awuah, a relaté un épisode tendu survenu après une audience judiciaire, où une femme aurait tenté de le conduire de force au Economic and Organised Crime Office (EOCO). L’incident, décrit comme une possible tentative d’enlèvement, relance le débat sur la protection des élus au Ghana.
Le récit du parlementaire
Selon les propos tenus sur la chaîne Joy News, le député aurait été approché immédiatement après avoir conclu son intervention médiatique. La femme, se présentant comme une représentante de l’EOCO, aurait saisi son poignet avec une force inhabituelle, le contraignant à se dégager. « Je n’ai jamais vu une femme aussi forte », a-t-il souligné, avant de préciser qu’il a dû se libérer en se débattant.
Refus de coopération et absence de justificatif
Face à la situation, le député aurait proposé de conduire la personne à l’EOCO, proposition qui aurait été rejetée. Il indique que la femme a refusé de monter dans son véhicule, préférant, selon elle, le placer dans une voiture de police comme un suspect ordinaire. Interrogé sur l’identité de son interlocutrice, le parlementaire a rappelé qu’elle n’a jamais présenté de carte professionnelle ou tout autre document attestant de son appartenance à l’EOCO, ce qui a renforcé ses soupçons d’une action illégale.
Enjeux sécuritaires et perspectives
L’incident a conduit le député à évoquer le spectre des enlèvements, notamment ceux qualifiés de « kidnappings d’État » qui ont récemment fait la une au Ghana. Il a affirmé que, sans procédure officielle, il ne pouvait accepter d’être placé dans un véhicule sans garantie légale. Malgré la gravité de la situation, il a réaffirmé sa disponibilité à se rendre à l’EOCO si les autorités respectaient les règles en vigueur, insistant sur le fait qu’il n’a aucune crainte à affronter la justice de façon transparente.
Réactions et implications pour le Parlement
Le député a également réfuté les accusations selon lesquelles il se serait réfugié au Parlement pour échapper à une arrestation légitime. Il a qualifié l’acte de « arrestation illégale » et a souligné que chercher refuge face à une tentative d’enlèvement ne constitue pas une violation de la loi. Cette déclaration alimente les discussions sur la nécessité de renforcer les protocoles de sécurité pour les élus, afin de prévenir toute forme d’intimidation ou de détournement de procédure judiciaire.