Face à la persistance des risques liés au travail des enfants, le député de Sekyere Kumawu, Ernest Yaw Anim, a initié une concertation stratégique réunissant les forces vives du district. Cette mobilisation vise à structurer une réponse collective impliquant autorités coutumières, institutions étatiques et leaders religieux pour mieux protéger les mineurs.
Une coalition multisectorielle pour la protection de l'enfance
La rencontre, organisée en collaboration avec l'International Justice Mission (IJM), a permis de rassembler des acteurs clés tels que le Conseil traditionnel de Kumawu, les représentants des communautés musulmanes et chrétiennes, ainsi que les services de l'État comme le Département du bien-être social et la Commission des droits de l'homme et de la justice administrative (CHRAJ). L'objectif est de créer un maillage territorial capable d'identifier et de prévenir les violations des droits fondamentaux des enfants au sein du district.
La lutte contre l'exploitation dans le secteur minier
Au cœur des échanges, la question du travail des enfants a été abordée avec une attention particulière portée aux activités liées à l'exploitation minière illégale. Ernest Yaw Anim a exhorté les élus locaux et les responsables communautaires à assumer une responsabilité accrue dans le signalement et la résolution des situations de vulnérabilité. Cette approche souligne la nécessité d'une vigilance constante sur le terrain pour soustraire les mineurs aux travaux dangereux qui compromettent leur éducation et leur santé.
Renforcer le signalement et l'action institutionnelle
Richard Akwasi Offei, spécialiste de l'engagement communautaire à l'IJM, a salué cette initiative tout en insistant sur la synergie indispensable entre les autorités traditionnelles et les services sociaux. De son côté, le directeur de la CHRAJ dans le district, Desmond Azemeyuo, a rappelé aux citoyens leur rôle crucial dans la chaîne de protection. Il a encouragé les résidents à signaler systématiquement tout cas suspect de maltraitance ou de violation des droits, garantissant que les institutions compétentes sont pleinement mobilisées pour traiter ces signalements et assurer un suivi rigoureux des dossiers.