Le député du TUC, Dr Kwabena Otoo, attribue les difficultés du secteur énergétique ghanéen aux contrats des producteurs indépendants et à l’évaluation du FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le député du TUC, Dr Kwabena Otoo, attribue les difficultés du secteur énergétique ghanéen aux contrats des producteurs indépendants et à l’évaluation du FMI

Le Dr Kwabena Nyarko Otoo, vice‑secrétaire général du Trades Union Congress (TUC), a déclaré que les accords contractuels avec les producteurs indépendants d’électricité (IPP) et la démarche du Fonds monétaire international (FMI) sont au cœur des problèmes persistants du secteur énergétique ghanéen, appelant à une prise en compte des travailleurs dans toute réforme.

Contrats des producteurs indépendants au cœur des pertes du secteur

Lors d’une interview accordée à JoyNews Newsfile, le Dr Otoo a souligné que la structure des conventions signées avec les IPP constitue un facteur majeur des difficultés financières rencontrées par le pays. Selon lui, ces accords ont engendré des obligations financières importantes pour l’État, aggravant les déficits du système électrique. Il a insisté sur le fait que se focaliser uniquement sur la performance de la Electricity Company of Ghana (ECG) masque la contribution des cadres contractuels qui régissent la production d’énergie.

Le rôle controversé de l’évaluation du FMI sur ECG

Le syndicaliste a également critiqué la décision du gouvernement ghanéen de confier au FMI une évaluation de l’ECG, estimant cette démarche « difficile et étrange » dans un contexte où le Fonds a historiquement préconisé la privatisation des entités publiques. Il a rappelé que le FMI n’a pas consulté les travailleurs d’ECG ni le TUC avant de lancer son étude, ce qui, à ses yeux, prive les parties prenantes de leurs connaissances opérationnelles essentielles. Cette absence de dialogue, selon Otoo, affaiblit la légitimité de toute recommandation de réforme.

Le point de vue du TUC sur la privatisation et les réformes

Le TUC et d’autres organisations syndicales s’opposent fermement à toute forme de privatisation de l’ECG, arguant que les réformes doivent d’abord répondre aux problèmes structurels du secteur, notamment les engagements contractuels avec les IPP. Le gouvernement, de son côté, soutient que des réformes, incluant une participation accrue du secteur privé, sont indispensables pour corriger les inefficacités et les pertes récurrentes. Le Dr Otoo a conclu que toute proposition de réforme doit intégrer les perspectives des travailleurs et examiner l’ensemble du cadre contractuel, sans quoi les solutions risquent de rester incomplètes et de perpétuer les difficultés du système énergétique ghanéen.

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