Face à une précarité économique endémique qui freine l'accès à l'enseignement secondaire, le député de la circonscription de Wa East, le Dr Godfred Seidu Jasaw, a distribué une aide financière directe de 200 000 GH¢ à plus de 200 lauréats du BECE. Cette initiative, conçue pour alléger le poids des frais de rentrée, met en lumière les difficultés structurelles du système éducatif dans cette région du Ghana.
Une aide financière adaptée aux réalités économiques
Contrairement aux programmes de dotation classiques fournissant du matériel scolaire, le Dr Jasaw a opté pour un versement direct de 1 000 GH¢ par élève. Ce choix répond à une urgence sociale : dans un contexte de pauvreté marquée, les familles peinent à couvrir les besoins élémentaires comme les uniformes, les fournitures ou l'alimentation. En laissant aux parents la liberté d'allouer ces fonds selon leurs priorités immédiates, le député cherche à garantir que le coût de la vie ne devienne pas un obstacle insurmontable à la poursuite des études.
Le constat alarmant des résultats scolaires
Au-delà du soutien financier, cette opération révèle une crise de performance éducative dans le district. Initialement, le programme de bourses visait à récompenser l'excellence académique pour les élèves ayant obtenu des notes comprises entre 6 et 15. Cependant, l'absence de résultats satisfaisants a contraint l'élu à élargir les critères jusqu'à un score de 35. Le meilleur résultat enregistré dans le district cette année est de 22, une performance jugée inacceptable par le parlementaire.
Appel à une réforme de la supervision éducative
Face à ce bilan, le Dr Jasaw a interpellé la Direction de l'éducation du district, exigeant une refonte des mécanismes de supervision et une amélioration de la qualité de l'enseignement. Pour accompagner ce changement, il s'est engagé à financer des ateliers de renforcement des capacités destinés aux chefs d'établissement et aux superviseurs de circuit. De son côté, le chef du district, Adamu Sayibu, a salué cette démarche tout en exhortant les bénéficiaires à une gestion rigoureuse de ces ressources, soulignant que l'enjeu dépasse la simple aide financière pour devenir une question de responsabilité collective envers l'avenir de la jeunesse locale.