Le député de Manhyia South, Nana Agyei Baffour Awuah, a dénoncé mercredi une tentative d'arrestation par un agent de l'Economic and Organised Crime Office (EOCO) qu'il estime être une provocation, après être intervenu dans une audience judiciaire à Accra.
Déclaration du député et déroulement de l'incident
Après avoir représenté Salomey Awitty Baffoe devant la Haute Cour d'Accra le 23 septembre 2026, le parlementaire a été abordé par une femme qui s'est présentée comme fonctionnaire de l'EOCO. Selon son témoignage, il lui a demandé une pièce d'identité afin de vérifier son autorité, mais aucune carte ou document officiel ne lui a été présenté. Malgré son offre de se rendre volontairement au siège de l'agence, la femme aurait insisté pour le prendre en charge, saisissant son bras alors qu'il tentait de quitter les lieux.
Absence d'identification officielle : un manquement aux procédures
L'absence de carte d'identité ou de tout autre justificatif a été au cœur de la plainte du député, qui estime que la démarche constitue une violation des règles d'intervention des services de police économique. En droit ghanéen, les agents publics sont tenus de se munir d'une identification visible lorsqu'ils exercent leurs fonctions, notamment lorsqu'ils procèdent à des arrestations ou à des convocations. Le fait que l'agent n'ait pas pu fournir de preuve de son mandat a conduit le parlementaire à qualifier l'acte de « provocation délibérée ».
Contexte judiciaire et implications politiques
L'incident s'inscrit dans le cadre d'une affaire plus large impliquant Salomey Awitty Baffoe, liée par les procureurs à l'opérateur du compte TikTok « Ghana Jollof ». Bien que le député n'ait pas été directement concerné par les accusations portées contre Baffoe, sa présence au tribunal a déclenché l'intervention de l'EOCO, soulevant des questions sur la coordination entre les institutions judiciaires et les forces de lutte contre la criminalité économique. Le député a exprimé, lors d'une interview sur Citi FM le 24 septembre, son intention de rester calme tout en appelant à un examen plus rigoureux des pratiques de l'EOCO.
Réactions attendues et suites possibles
Cette dénonciation pourrait inciter le Parlement ghanéen à demander une clarification officielle de la part de l'EOCO concernant ses protocoles d'identification et de convocation. Elle pourrait également alimenter le débat public sur la protection des élus contre d'éventuelles pressions ou intimidations de la part d'agences de sécurité. Aucun suivi officiel n'a encore été annoncé, mais le député a indiqué qu'il envisagerait des actions légales si les pratiques de l'EOCO ne sont pas rectifiées.